• Bon jeudi !

    Sainte Odile

    Dicton du jour:

    Quand à la Sainte Odile tombe la neige, le gel est souvent du cortège.

     

    L'histoire des cloches de Noël.

    Il n’y a  de plus beau son que celui des cloches qui ne sonnent qu’au moment de Noël,la chanson évoque la paix.

     Il faut dire qu’il se passe des  choses étranges, si l’on parcourt les légendes et les contes se rapportant au temps de Noël ou à la Nuit de la Nativité de Notre Seigneur. L’une des étranges traditions évoque le son de cloche d’un village englouti au fond de puits.
    La première trace de cette légende se trouve dans un village Haut-rhinois de Ballersdorf où les villages commémore ainsi la disparition d’un village proche celui de “Mettersdorf”, la chapelle de Saint-Martin de  Ballersdorf étant l’unique vestige de la cité disparue. A l’approche des Barbares, les villageois ont soustrait la cloche et l’on descendu au fond de leur puits, afin de la préserver des mains impies voulant la fondre en quelque canon.

    La cloche jamais retrouvée se ferait ainsi entendre durant la nuit de la Nativité mais seules les oreilles des plus pures, c’est-à-dire les enfants innocents, auraient la possibilité ou le droit de l’ouïr.
    Les légendes  affirmant qu’elles l’ont vu voler au-dessus du village disparu et de l’église dont elle était jadis le centre, comme si elle planait sur l’âme du village défunt. On raconte même qu’aux abords de ce puits, deux saints importants en Alsace, Saint Martin et Saint Nicolas allument ensemble un feu que l’on pouvait voir certains soirs de très loin où l’on forgeait de l’argent pour les pauvres et les miséreux. D’autres légendes affirment que le ciel rouge des matins d’hiver est le feu que fait le Christkindel (enfant Jésus représenté en Jeune fille sorte de fée de Noël Ste Lucie)  pour faire cuire les petits gâteaux de noël dont on fera la distribution à Noël.


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  • Bon mercredi !

    Sainte Lucie

    Dicton du jour:

    A la Sainte Lucie le jour croît du saut d'une puce.

     

    Saint Boniface et la légende du sapin de Noël.

    On raconte qu'à la fin du 7ème siècle, St Boniface voulait convaincre le druide des environs de Geismar (Allemagne) que le chêne n'était pas un arbre sacré. Pour le convaincre, le prêtre missionnaire allemand abattit un chêne. En tombant, celui ci écrasa tout dans sa chute à l'exception d'un jeune sapin.

    Triomphant, Saint Boniface affirma que la survie du sapin relevait du miracle:

    "A partir de maintenant nous appelleront cet arbre: l'arbre de l'enfant Jésus".

    D'ailleurs, la forme triangulaire du sapin évoque la Trinité, une image chère à Saint Boniface.

    Depuis, dans les pays allemands et en Alsace, de jeunes sapins sont plantés pour célébrer la naissance du Christ.

    Saint-Boniface et les légendes du sapin de Noël

    ... extrait de Mon Grand-Est - © French Moments Ltd sauf indications contraires. En savoir plus https://mon-grand-est.fr/legendes-du-sapin-de-noel/ .
    Saint-Boniface et les légendes du sapin de Noël

    ... extrait de Mon Grand-Est - © French Moments Ltd sauf indications contraires. En savoir plus https://mon-grand-est.fr/legendes-du-sapin-de-noel/ .

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  • Bon mardi !

    Saint Corentin

    Dicton du jour:

    A la St Corentin, le plein hiver glace le chemin.

     

    René Guy Cadou est un poète français, né le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Atlantique), et décédé le 20 mars 1951 à 31 ans à Louisfert (Loire-Atlantique).

    L’AIR BLEU

    Tout est en l’air
    Il y a des oiseaux qui volent de travers
    On ouvre la fenêtre
    Un instant
    Tu verras ta tête disparaître
    Et tes mains suspendues derrière le coteau


    Comme c’était dimanche
    Il a fait jour plus tôt
    Le soleil se dévide
    On a mis des bouquets au creux des lampes vides
    Et l’ombre est revenue par le dernier bateau

    Maintenant je t’écoute
    Avec toi
    C’est un peu le grand vent sur la route
    Et je colle à ta peau
    À deux doigts de ton cœur
    Il fait chaud

    René Guy Cadou

     


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  • Bonne semaine à tous !

    Saint Daniel

    Dicton du jour:

    Tel temps à la St Daniel, même temps à Noël.

     

    Les deux sapins de la Sainte Aurélie 

    Il y a de delà cent ans, dans la bonne ville de Strasbourg, le soir de Noël, un enfant nommé Hans errait de porte en porte:

    il frappait et disait :

    Voulez-vous mes deux petits sapins ? Vous y attacherez des boules d’or et des étoiles de papier… C’est bien amusant pour les enfants…

    Mais à chaque maison, les gens lui répondaient :

    Il est trop tard, il y a longtemps que les arbres de Noël sont achetés !... Passe l’an prochain !

    Et l’enfant se désespérait, car il n’y avait pas de pain chez lui. Son père était très vieux, sa mère malade, et les deux autres enfants au berceau. Après bien des demandes et bien des réponses indifférentes ou dures, il se trouva devant la maison d’Eidel le jardinier. A-t-on jamais eu l’idée de vendre des sapins à l’homme dont c’est le métier de les faire pousser ? Le pauvre innocent frappa et la grosse voix d’Eidel lui répondit :

    Qui frappe à pareille heure ? L’enfant n’osa répondre.

    Mais qui frappe chez moi quand je veux être en paix ? reprit Eidel et ses sabots claquèrent sur le plancher. Il ouvrit sa grande porte, et l’humble quémandeur aperçut un arbre magnifique, tout rutilant, tout chargé de richesses et qui jeta sa vive lueur jusque dans la rue déserte. Et trois enfants assis près d’un bon feu regardaient au foyer la dinde de Noël qui cuisait dans son jus.

    Qu’est-ce que tu veux, petit ? demanda Eidel, tu as l’air d’un béjaune avec tes deux sapinots rabougris ! L’enfant se tenait tout triste parce qu’il comprenait que sa dernière espérance s’était envolée

    Le froid entre chez moi, reprit le jardinier. Parle vite ou je te ferme la porte au nez !
    C’était un homme qui avait le ton bourru. Autant dire qu’il était bon. Il regarda le déshérité qui avait l’âge de ses enfants, et qui, pieds nus dans la neige, n’osait même pas lever les yeux. Il parla d’une voix radoucie.

    Que veux-tu ? Je te donnerai suivant mon possible…

    Vendre mes deux sapins, pour Noël… mais le vôtre est bien plus beau.

    N’importe ! dit Eidel. Donne-les moi !

    Et il alla quérir une pièce d’or qu’il gardait en réserve dans un tiroir. Ce que voyant, le pauvre petit ne pouvait en croire ses yeux, et pensait que l’homme se moquait de lui.
    Mais les enfants lui donnèrent chacun une cuisse de la dinde, et la mère, dans un bol, une part de bonne soupe chaude, et le chien aussi fut aimable pour lui et lécha bonnement ses mains rougies par le froid. Alors, il osa croire à sa joie, il remercia du mieux qu’il put et rentra chez lui, heureux comme une alouette au printemps.
    Cependant Eidel, qui n’aimait pas les attendrissements, jeta dans un coin les deux sapins du pauvre, et se mit à table.
    Le repas fut bon, la dinde bien cuite, le vin bien frais, puis chacun s’en fut se coucher.

    Le lendemain matin, jour de Noël, les enfants d’Eidel se battaient dans la neige, en attendant l’heure de la messe, ils prirent les deux arbustes et par jeu, pour imiter leur père, s’en furent les planter derrière l’église.
    Et les cloches sonnèrent. La foule prit place dans la nef et les bas-côtés. Les chants célébraient la gloire du Sauveur des hommes, et le jardinier se disait qu’on n’est jamais trop bon pour les enfants pauvres, puisqu’ils sont les frères véritables de celui qui est né dans une étable parce qu’on ne voulait de lui nulle part.
    Mais quand la messe fut dite, quand les cierges furent éteints, l’encens dissipé, l’église déserte, la foule sur la place cria au prodige.

     Deux sapins hauts comme le clocher, aux troncs tout droits comme des mâts de navire, aux branches vastes et lourdes, s’élevaient au ciel.
    Et dans l’air pur de Noël, les oiseaux chantaient la gloire des charitables : de ceux qui aiment leur prochain.
    Et l’on vit la colombe d’un vitrail s’animer soudain, voler au faîte de chaque sapin, battre les ailes par trois fois et revenir prendre sa place au vitrail chrétien.

     


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  • Bon dimanche !

    Saint Romaric

    Dicton du jour :

    Froid et neige en décembre, du blé à revendre.

     

    L'hommage rendu à Johnny a été, grandiose et émouvant, une cérémonie poignante, je me suis souvenu de cette chanson de ses débuts que le prêtre à mentionnée dans son discours

      Avec une Poignée de Terre

      ♥♫♥

    Le poème de Jacques Prévert dit par Jean Reno choisi par ses filles Jade et Joy , que j'ai appris à l'école, m'a bouleversé !

    A l'enterrement d'une feuille morte

    Deux escargots s'en vont

     Ils ont la coquille noire

    Du crêpe autour des cornes

    Ils s'en vont dans le soir

    Un très beau soir d'automne

    Hélas quand ils arrivent

    C'est déjà le printemps

    Les feuilles qui étaient mortes

     Sont toutes réssucitées

    Et les deux escargots

    Sont très désappointés

    Mais voila le soleil

    Le soleil qui leur dit

    Prenez prenez la peine

    La peine de vous asseoir

    Prenez un verre de bière

    Si le cœur vous en dit

    Prenez si ça vous plaît

    L'autocar pour Paris

    Il partira ce soir

    Vous verrez du pays

    Mais ne prenez pas le deuil

    C'est moi qui vous le dit

    Ça noircit le blanc de l’œil

    Et puis ça enlaidit

    Les histoires de cercueils

    C'est triste et pas joli

    Reprenez vos couleurs

    Les couleurs de la vie

    Alors toutes les bêtes

    Les arbres et les plantes

    Se mettent a chanter

    A chanter a tue-tête

    La vrai chanson vivante

    La chanson de l'été

    Et tout le monde de boire

    Tout le monde de trinquer

    C'est un très joli soir

    Un joli soir d'été

    Et les deux escargots

    S'en retournent chez eux

    Ils s'en vont très émus

    Ils s'en vont très heureux

    Comme ils ont beaucoup bu

    Ils titubent un petit peu

    Mais la haut dans le ciel

    La lune veille sur eux".

    Jacques Prévert

     


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