• La légende de l'hirondelle

    La légende de l’hirondelle…

    Le roi Salomon était parvenu à un si haut degré de sagesse, que Dieu, dit une vieille légende, se déchargea sur lui, du gouvernement des animaux.

     
    Le premier acte du monarque, fut de les convoquer, tous, dans une vaste prairie, afin d’entendre leurs plaintes. Son intention était de supprimer tous les abus et de rendre tout le monde content.
    Quand ils furent réunis, Salomon s’assit sur son trône, imposa silence, et donna la parole au premier qui la demanderait. L’homme se leva aussitôt, et se plaignit du serpent, qui, depuis plusieurs siècles, se nourrissait de son sang.
    Le serpent en convint, mais il prétendit qu’il était dans son droit, Jéhovah l’ayant autorisé à se nourrir du sang le meilleur.
    L’homme répondit qu’il y avait certainement des animaux dont le sang était meilleur que le sien…

    En présence de ces deux assertions contradictoires, Salomon chargea le petit insecte qu’on appelle le cousin, de faire une enquête, et il lui donna un an pour goûter le sang de tous les animaux.
    Le cousin, sans attendre la fin de la réunion, entra aussitôt en campagne.
    Juste un an après, comme il se rendait à une nouvelle assemblée de tous les animaux, il rencontra l’hirondelle
    « Où vas-tu » ? lui demanda celle-ci…
    – Je vais à la réunion. As-tu oublié l’importante mission dont Salomon m’a chargé, l’an dernier ?
    – Ah oui ! je m’en souviens. Et quel est le sang le meilleur ?
    – Il n’y a pas à hésiter : c’est le sang de l’homme.
    – Tu dis ?
    – Je dis le sang de… »
    L’hirondelle ne lui laissa pas achever sa phrase : d’un coup de bec elle lui arracha la langue…
    Quoique muet, le cousin se rendit à l’assemblée, et arriva en même temps que l’hirondelle. Tous les animaux étaient déjà réunis, et Salomon venait de s’asseoir sur son trône.
    « Eh bien, dit-il au cousin, quel est le sang du meilleur ? »
    Et le cousin de répondre en faisant : ksss, ksss, ksss.
    « On ne t’entend pas : parle plus distinctement… »
    – Ksss, ksss, » reprit le cousin.
    Tout le monde allait éclater de rire, quand l’hirondelle prenant la parole : « Grand roi, dit-elle, j’ai rencontré le cousin avant l’accident qui l’a rendu muet, et je lui ai demandé quel est le sang le meilleur »…
    – Et qu’a-t-il répondu ?
    – Que c’est le sang de la grenouille. N’est-ce pas cousin ?
    – Ksss, ksss, ksss, répondit le malheureux.
    – Eh bien ! reprit Salomon, puisqu’il en est ainsi, c’est du sang de la grenouille que le serpent se nourrira à l’avenir. »
    Le serpent n’était pas content, et il jura de se venger de l’hirondelle qui, d’après lui, aurait dû garder le silence.

    Au moment où l’assemblée se retirait, que fait-il ? Il se cache dans une broussaille, et comme l’hirondelle passait près de lui, rasant le sol, il saute avec force pour la frapper, mais il ne saisit que le milieu de la queue.

    L’hirondelle donne un bon coup d’ailes et en est quitte, pour deux ou trois plumes perdues…
    C’est depuis lors, qu’elle a la queue fourchue…

     


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  • La légende du merle

    Pensée du jour:

    La légende du merle

    Il y a très, très longtemps les oiseaux blancs étaient plus nombreux qu’aujourd’hui. Mais ils ont fait tant de bêtises, qu’en guise de punition, ils ont dû échanger leur beau plumage blanc contre des plumes noires.

    Au début, le merle était un magnifique oiseau blanc qui chantait une des plus jolies chansons que le monde des oiseaux ait jamais connues. Il chante toujours aussi joliment, mais il a perdu sa couleur blanche.  Pour quelle raison? A cause de son avarice! Ecoutez cette légende celte.

    Lors d’une belle et froide journée d’hiver, un mâle s’aperçut que la pie bavarde avait le bec rempli de bijoux étincelants. Le merle regarda, les pierres éclatantes d’un air avide et demanda à la pie où elle les avait trouvées. La pie bavarde s’adressa au merle et lui susurra: “Au nord, il y a une grotte profonde dans laquelle le prince entrepose son or, son argent et ses bijoux. Le prince est généreux et si tu le lui demandes, tu pourras emporter un bec plein d’or et d’argent. Mais la grotte est surveillée par un dragon dangereux. Attention, tu peux seulement emporter les objets du couloir que le prince t’indiquera!”

    Avec enthousiasme, le merle raconta la nouvelle à sa femme. “Mon petit mari,  lui répondit-elle, qu’est-ce que je ferais d’une chaîne en or? Elle resterait accrochée aux branches des arbres. Et n’est-ce pas trop dangereux avec un dragon?” Ils s’envolèrent ensemble jusqu’à la grotte et y entrèrent prudemment. Partout on voyait des tas de pierres précieuses, d’or et d’argent étincelants. Et avant d’arriver au fond de la grotte et d’atteindre le prince, l’avarice du merle l’emporta sur sa prudence. Il commença à voler de l’or. “Attention!” s’exclama sa femme, qui entendait des bruits de pas. Elle courut vers la sortie. Le dragon se réveilla et, dans une colère noire, cracha du feu. Le merle cria au secours et s’envola en toute hâte. Il put s’échapper, mais les flammes du dragon le brûlèrent. Le merle était noir de la tête aux pattes. Son bec plein d’or subit le même sort et l’or, fondu, restait fixé à son bec. C’est depuis ce jour que le merle mâle est un oiseau noir au bec jaune.

    Et qu’ arriva-t-il à la femelle? Elle échappa aux flammes du dragon, mais pas à la suie. Et depuis lors, elle est toujours ornée d’un plumage brun-noir. Et parce qu’elle n’était pas aussi avare que son mari, son bec resta noir.


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  • Pensée du jour:

    La légende du chardonneret élégant

    Le chardonneret passe pour être né dans le chardon.

    Le chardon épineux dont il se nourrit évoque la Couronne d'épines de la Passion, et par sa couleur le sang du Christ, symbolisé par les taches rouges de cet oiseau. On rapporte que le petit passereau voyant le Christ souffrir sous sa couronne d'épines tenta d'extraire les pointes aiguës qui mortifiaient la tête du fils de Dieu. Eclaboussé par ce sang précieux, le Chardonneret reçut en partage pour lui et ses descendants de conserver cette couleur rutilante qui avec le reste de son éclatant plumage roux jaune et noir en fait un des plus jolis oiseaux de nos pays.

    Chardonneret


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  • Pensée du jour:

    La légende de la linotte


    A Toul est produit un vin que l’on appelle « le gris de Toul ». Un jour Saint Vincent , patron des vignerons décida de visiter le village de Lucey.

    Il apprécia la façon dont les habitants entretenaient leurs vignes.

    Lors de son inspection, personne ne l’avait reconnu. Fatigué par sa longue marche, il alla frapper à une maison à l’entrée du village, mais personne ne répondit.
    Il entra dans la maison et vit une cruche sur une étagère, ayant soif il se versa une grande rasade de ce nectar et le trouva fameux.
    Dehors un oiseau chantait de sa plus belle mélodie. Ayant reconnu le Saint, l’oiseau se posa sur sa main. Curieux Saint Vincent lui demanda :
    - Qui es-tu bel oiseau ?
    - Je suis une linotte et je chante pour les vignerons qui sont dans leurs champs.
    - Que me veux-tu ?
    - Je suis triste car tu peux le voir ma robe est grise et terme. Je veille fidèlement sur les vignes et n’en suit pas récompensée comme le rouge gorge qui lui porte un plastron orangé décoré par le Christ et le chardonneret est l’emblème de la province.
    - C’est fâcheux, que puis-je faire pour toi ?
    - Me donner une récompense.
    Saint-Vincent lui dit : goute ce vin que tu gardes fidèlement.
    L’oiseau s’exécuta, mais en plongeant son bec dans la cruche, il glissa et sa poitrine effleura la surface du vin. La gorge de la linotte formait une collerette bleutée.
    Le Saint lui dit : Tu as toi aussi obtenu une décoration.
    L’oiseau tout heureux remercia le saint et s’envola
    Depuis ce jour la linotte de vigne a cette magnifique tache de la couleur du vin qui la distingue des autres oiseaux

     


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  • Pensée du jour:

    La légende du rossignol

    Cela se passait il y a bien longtemps ?
    si longtemps même que la date exacte en a été oubliée ?
    sur les pentes ensoleillées et arides de la montagne berbère. Dans l'entrelacement des branches noueuses d'un vieux cep de vigne qui avait poussé là, un couple de rossignols avait bâti son nid. Tandis que la jeune femelle couvait consciencieusement ses oeufs tout au long des jours et des nuits, le mâle, lui, volait à la recherche de moucherons sans trop s'écarter toutefois du nid, dont il assurait une garde vigilante.
    C'était en juin, et la vigne, sous l'action bienfaisante du soleil, poussait magnifiquement.

    Or, un soir, le rossignol, fatigué par des courses plus longues qu'à l'ordinaire, s'endormit profondément sur le bord du nid, pour ne s'éveiller qu'au matin.
    A sa stupéfaction, il constata alors que sa femelle et lui-même étaient devenus prisonnier des vrilles de la vigne, dont la poussée exubérante avait formé durant la nuit une cage inattendue.

    Après bien des craintes et des efforts, il parvint enfin à se libérer et à dégager sa couvée. Mais l'alerte avait été chaude.

    Pour se tenir éveillé, et ne plus s'exposer à l'avenir à semblable péril, il prit la décision de chanter chaque nuit.

    "Et ce chant, en souvenir de cette fâcheuse aventure, répète dit -on  dans son trille harmonieux, la phrase suivante : "je ne dormirai plus, jamais plus..."

    Rossignol

     


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