• Bon mardi !

    Saint Joseph

    Dicton du jour:

    Froid à la saint Joseph, annonce pour bientôt la neige.

    Un poème et son auteur

     ****

     

    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

     http://www.ma-chienne-de-vie.com/

     Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel (14 décembre 1895 à Saint-Denis – 18 novembre 1952 à Charenton-le-Pont ), est un poète français.

    C’est à l’âge de vingt et un ans qu’il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme et est l’un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée. Il est connu également sous les noms de plume de Didier Desroches et de Brun.

    ***

    L'horizon droit

    Paul Eluard 

    Je porte un panier de mauvais réveil
    Oubli du repos fenêtre sévère
    La forme du corps la forme sans fard
    Et les mains bornées les folles déchues

    Je porte des mains à cueillir Décembre
    Pour m’en rassasier je crie mon chagrin
    À faire hurler avec moi les sourds
    Et les prisonniers que le jour insulte

    Matin sans désirs matin sans journée
    Sous la bouche affreuse un feu s’est éteint
    Il faudra passer les arches détruites
    Du soleil d’hier qui niait l’espace

    Salir d’un pas lourd les sons de l’azur
    Ternir d’un regard les empreintes d’or
    Et les blés du cœur couchés dans la boue
    Gagner sur mon ombre au fond de l’ennui

    Un autre matin aussi désolé.

     


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  • Bon mercredi !

    Saint Appolinaire

    Dicton du jour:

    A la Saint Appolinaire, dernières semailles de laitue en pleine terre.

    Pensée du jour:

    Mon poème

     ****

     

    Dernier jour d’été !

     

    Dans un féérique tableau,

    Le soleil jetait des flots de lumière dorée

    Sur les ballots de paille,

    Un dernier jour d’été somptueux,

    Un automne qui s’annonçait

    Tendre, doux et coloré !

     

    Les jets du soleil couchant s’étiraient

    Dans les mousselines opaques de la nuit,

    Ses rayons obliques pailletaient

    D’une jolie clarté, la surface de l’eau.

     

    Voilé par la dentelle des cirrus, il déclinait

    Dans un panache de rouge !

    La lune, déjà bien en place, 

    Jouait avec les vagues !

    Michelle 

     


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  • Bon mardi !

    Saint Adelphe

    Dicton du jour:

    En septembre si trois jours il tonne, c'est un nouveau bail pour l'automne.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

     ****

    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

     http://www.ma-chienne-de-vie.com/

    Jules Verne

    1828 - 1905

     Le silence dans une église


    Au levant de la nef, penchant son humide urne,
    La nuit laisse tomber l'ombre triste du soir ;
    Chasse insensiblement l'humble clarté diurne ;
    Et la voûte s'endort sur le pilier tout noir ;

    Le silence entre seul sous l'arceau taciturne,
    L'ogive aux vitraux bruns ne se laisse plus voir ;
    L'autel froid se revêt de sa robe nocturne ;
    L'orgue s'éteint ; tout dort dans le sacré dortoir !

    Dans le silence, un pas résonne sur la dalle ;
    Tout s'éveille, et le son élargit sa spirale,
    L'orgue gémit, l'autel tressaille de ce bruit ;

    Le pilier le répète en sa cavité sombre ;
    La voûte le redit, et s'agite dans l'ombre...
    Puis tout s'éteint, tout meurt, et retombe en la nuit !


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  • Bon mercredi !

    Sainte Raïssa  

    Dicton du jour:

    En septembre si trois jours il tonne, c'est un nouveau bail pour l'automne.

    Pensée du jour:

    Mon poème

    ****

    Souvenirs d'école !

     Ma belle école du temps passé,

    Souvenirs heureux, jamais oubliés !

    La plume sergent major qui a guidée 

    Mes mots sur les pages des cahiers,

    Les buvards roses étaient mes préférés,

    Le tableau noir où dansaient les craies !

    Et la maîtresse toujours attentionnée

    A qui j'offrais des fleurs avec fierté.

    Dans la cour, pendant la récré,

    On nous servait du lait avec le goûter !

    Les filles jouaient à la corde à sauter,

    Et les garçons à la balle au prisonnier.  

    On étaient beaux et fiers

    Dans nos tabliers bien repassés !

    Quand venait la fin de l'année,

    Devant nos parents émotionnés

    Un spectacle par nous était donné,

    Et la photo faite, précieusement rangée

    Dans cet album, que j'ai toujours conservé !

    Michelle

     

              


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  • Bon mardi !

    Sainte Rosalie

    Dicton du jour:

    Septembre nous produit, le plus délectable des fruits.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

    ****

    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

     http://www.ma-chienne-de-vie.com/

    Évariste Boulay-Paty, né à Donges le 10 octobre 1804 et mort à Paris le 7 juin 1864, est un poète romantique français.

    L'apparence

    Recueil : Les sonnets et poésies (1851)

     

    Ici-bas, oh ! vraiment c'est une étrange chose :
    Quand on souffre le plus, on prend un air joyeux ;
    Quand on porte en son sein le cœur le plus morose,
    On met, pour le cacher, un sourire en ses yeux.

    De sa peine chacun meurt, et personne n'ose
    Ôter à son chagrin son voile insoucieux ;
    Homme, on veut être gai comme un enfant bien rose,
    Et l'on refoule en soi sa douleur de son mieux.

    Dans ce monde d'oubli, voilà, voilà l'usage !
    Mais qu'on n'aille donc pas nous juger au visage,
    Ni prendre pour du vrai tout ce clinquant moqueur !

    Comme un arbre fleurit et verdit à l'écorce
    Quand son vieux tronc creusé penche et tremble sans force,
    On sourit au dehors, et l'on est mort au cœur.


    Évariste Boulay-Paty

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