• Un poème et son auteur

    Ma pensée du jour:

    Un poème et son auteur

    Chevaux de bois

    Jacques Prévert

    Chevaux aux yeux bleus et mal peints

    Chevaux à la crinière de crin

    Traversés d'une barre de cuivre

    Où le cavalier se tient.

     

    Vous tournez sans jamais être ivres

    Et jamais vous ne dites rien

    Mais déchirante et déchirée

    La musique marche sans arrêt

    Et plantés sur votre plaque tournante

    Sans jamais l'entendre vous tournez...


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  • Bon mercredi !

    Ma pensée du jour:

    Mon poème

    Soleil couchant.

    Sur la mer, le soleil se couche.

    Ses reflets dorés sur l'onde

    Scintillent,et, se mêlant

    Aux flots bleutés

    Se noient dans les abîmes

    Pour illuminer les tréfonds

    Où s'éveillent les sirènes,

    Qui se parent

    Pour le grand bal de la nuit.

    Michelle


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  • Bon mardi !

    Ma pensée du jour :

    Un poème et son auteur

    Ma participation à "Mardi poésie" chez Lady Marianne: http://www.ma-chienne-de-vie.com/ 

    L’ Amour et la Folie

    Jean de La Fontaine

    Tout est mystère dans l’amour,
    Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance :
    Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour
    Que d’épuiser cette science.
    Je ne prétends donc point tout expliquer ici :
    Mon but est seulement de dire, à ma manière,
    Comment l’aveugle que voici
    (C’est un dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière,
    Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien ;
    J’en fais juge un amant, et ne décide rien.
    La Folie et l’Amour jouaient un jour ensemble :
    Celui-ci n’était pas encor privé des yeux.
    Une dispute vint : l’Amour veut qu’on assemble
    Là-dessus le conseil des dieux ;
    L’autre n’eut pas la patience ;
    Elle lui donne un coup si furieux,
    Qu’il en perd la clarté des cieux.
    Vénus en demande vengeance.
    Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris :
    Les dieux en furent étourdis,
    Et Jupiter, et Némésis,
    Et les juges d’enfer, enfin toute la bande.
    Elle représenta l’énormité du cas :
    Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas :
    Nulle peine n’était pour ce crime assez grande :
    Le dommage devait être aussi réparé.
    Quand on eut bien considéré
    L’intérêt du public, celui de la partie,
    Le résultat enfin de la suprême cour
    Fut de condamner la Folie
    A servir de guide à l’Amour.


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  • Bon mercredi !

    Ma pensée du jour:

    Mon poème

    Un matin !

    Le ciel bien sombre ce matin

    S'est vêtu de nuages gris !

    Les familiers oiseaux du jardin

    Se sont tus, et...se mettent à l'abri.

    Quelques petits audacieux

    S'ébrouent dans le sapin voisin

    Qui, se dresse majestueux,

    Fier d'accueillir sous ses vertes branches

    Ces petits hôtes sautillants et joyeux

    Que la pluie qui s'est mise à tomber...à surpris !

    Sur le chemin de l'école,

    Les gamins bottés et heureux

    De sauter dans les flaques,

    Sont tels à ces oiseaux sortant de leur nids !

    Michelle


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  • Bon mardi !

    Ma pensée du jour:

    Un poème et son auter

    Ma participation à "Mardi poésie" chez Lady Marianne: http://www.ma-chienne-de-vie.com/

    René Armand François Sully Prudhomme

    (1839-1907)

    Né à Paris (France) le 16/03/1839 ; Mort à Châtenay-Malabry (France) le 06/09/1907
     

    Après de brillantes études, René Armand François Prudhomme, dit Sully Prudhomme, travaille tout d'abord comme ingénieur, puis comme avocat avant de se consacrer à la poésie.

    Par sa recherche de la perfection formelle, Sully Prudhomme se rapproche du mouvement parnassien, auquel il donne cependant des accents plus personnels. Il essaie également de mêler la poésie, la science et la philosophie.

    Pluie

    Il pleut. J'entends le bruit égal des eaux ;
    Le feuillage, humble et que nul vent ne berce,
    Se penche et brille en pleurant sous l'averse ;
    Le deuil de l'air afflige les oiseaux.

    La bourbe monte et trouble la fontaine, 
    Et le sentier montre à nu ses cailloux. 
    Le sable fume, embaume et devient roux ; 
    L'onde à grands flots le sillonne et l'entraîne.

    Tout l'horizon n'est qu'un blême rideau ; 
    La vitre tinte et ruisselle de gouttes ; 
    Sur le pavé sonore et bleu des routes 
    Il saute et luit des étincelles d'eau.

    Le long d'un mur, un chien morne à leur piste, 
    Trottent, mouillés, de grands bœufs en retard ; 
    La terre est boue et le ciel est brouillard ; 
    L'homme s'ennuie : oh ! que la pluie est triste !


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