• Saint Didier

    Dicton du jour:

    À la saint Didier soleil orgueilleux, nous annonce un été joyeux.

    Pensée du jour:

    Mon poème

    ****

    Jour nouveau ! 

     

    Dehors, la nuit pâlissait déjà

    Mais, le jour n’était pas encore levé.

    Les cloches dans la vallée,

    Rytmaient lentement les heures,

    Leurs joyeux carillons s’élevaient

    Dans l’aube d’un matin douceur;

    A l'horizon, le timide soleil pointait…

    Un coq au loin chantait le réveil,

    Les bruits familiers, en sommeil

    Se faisaient entendre à nouveau,

     Pour accueillir le jour, qui était beau !

    Michelle


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  • Sainte Emilie

    Dicton du jour:

    Beau temps du jour sainte Emilie, donne du fruit à la folie.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

    ****

    Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/   

    Tristesses de la lune

    Charles Baudelaire

    Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
    Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
    Qui d’une main distraite et légère caresse
    Avant de s’endormir le contour de ses seins,

    Sur le dos satiné des molles avalanches,
    Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
    Et promène ses yeux sur les visions blanches
    Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

    Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
    Elle laisse filer une larme furtive,
    Un poète pieux, ennemi du sommeil,

    Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
    Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
    Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

    Charles Baudelaire


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  • Sainte Denise

    Dictons du jour:

    À la sainte Denise, s'arrête la bise.
    À la sainte Denise, le froid n'en fait plus à sa guise.

    Pensée du jour:

    ****

    Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/   

    La vie profonde

    Anna de Noailles (1876-1933)

     

    Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
    Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
    Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
    La sève universelle affluer dans ses mains.

    Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
    Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
    Et goûter chaudement la joie et la douleur
    Qui font une buée humaine dans l'espace.

    Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
    Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
    — S'élever au réel et pencher au mystère,
    Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

    Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
    Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
    Et comme l'aube claire appuyée au coteau
    Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

    Anna de Noailles.
     

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  • Saint Pacôme

    Dicton du jour:

    De mai, chaude et douce pluie fait belle fleur et riche épi.

    Pensée du jour:

    Mon poème

    ****

     Poupée de mon enfance !

     

    Jolie poupée aux boucles d'or,

    Aux yeux couleur  de l'océan

    Douce amie de mes jours gris,

    A qui, j'ai confié mes souffrances

    Et mes plus grandes joies aussi !

     

    Quand vint pour moi l'adolescence,

    Bien sûr, j'avais bien grandi,

    J'avais besoin de ta présence

    Pour quelquefois combler l'ennui !

     

    Triste fut le jour où tu es partie,

    Et bien souvent à toi je pense,

    Tu me rappelles, avec nostalgie

    Les jours heureux de mon enfance !

    Michelle


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  • Saint Désiré

    Dicton du jour:

    A la Saint Désiré, tu peux découvrir ton nez.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

    ****

    Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/   

    Enfance

    Guillaume Apollinaire

     

    Au jardin des cyprès je filais en rêvant,
    Suivant longtemps des yeux les flocons que le vent
    Prenait à ma quenouille, ou bien par les allées
    Jusqu’au bassin mourant que pleurent les saulaies
    Je marchais à pas lents, m’arrêtant aux jasmins,
    Me grisant du parfum des lys, tendant les mains
    Vers les iris fées gardés par les grenouilles.
    Et pour moi les cyprès n’étaient que des quenouilles,
    Et mon jardin, un monde où je vivais exprès
    Pour y filer un jour les éternels cyprès.

    Guillaume Apollinaire


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