• Mon poème

    Sainte Félicité

    Dicton du jour:

    Le jour de la sainte Félicité se voit venir avec gaieté.

    Pensée du jour:

    ****

    Un jour...un banc !

     

    Au cours d'une promenade à deux,

    Le romantisme au bout du chemin ,

    Un banc... où l'on s'assoit en amoureux !

    Il est témoin, de confidences et de secrets,

    De passion, d'amour et de baisers volés !

    Il est aussi l'ami des âmes solitaires

    Qui, sur son assise, trouvent un repos salutaire !

    La douce grand-mère, aussi, s'y assoit 

    Bercée de souvenirs, elle y somnole parfois !

    Moi, je m'y arrête pour lire et rêver,

    Et admirer avec bonheur, la nature s'enjoliver !

    Michelle

     


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  • Un poème et son auteur

    Sainte Colette

    Dicton du jour:

    Au jour de sainte Colette, commence à chanter l'alouette.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

     

     

     Chant d'amour 

    Alphonse de Lamartine (1790-1869)

     


    Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
    Le doux frémissement des ailes du zéphyre
    À travers les rameaux,
    Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
    Ou le roucoulement des colombes plaintives,
    Jouant aux bords des eaux ;

    Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
    Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
    Divin secret des cieux,
    Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
    Les anges amoureux se parlent sans parole,
    Comme les yeux aux yeux ;

    Si de ta douce voix la flexible harmonie,
    Caressant doucement une âme épanouie
    Au souffle de l'amour,
    La berçait mollement sur de vagues images,
    Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
    Dans la pourpre du jour :

    Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
    Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
    Des soupirs, des accords,
    Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
    Aussi doux que le son que nous apporte un songe
    Des ineffables bords !

    Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
    Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
    Ma vie et ton amour !
    Ton regard languissant est plus cher à mon âme
    Que le premier rayon de la céleste flamme
    Aux yeux privés du jour.




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  • Un poème et son auteur

    Sainte Honorine

    Dicton du jour:

    Gelée du jour sainte Honorine, rend toute la vallée chagrine.

    Pensée du jour :

    ****

    Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/   

     Sport.

     Alphonse Beauregard (1881-1924)

    Recueil : Les forces (1912).

     

    Vingt-quatre champions du jeu national
    Sur le pré lumineux se sont formés en ligne ;
    Coup de sifflet : la joute encore que bénigne
    Accuse à chaque instant un effort plus brutal.

    Les fronts sont empourprés, les crosses font du mal.
    Sur les bancs de l'estrade une foule trépigne,
    S'exalte, acclame, rit, vocifère, s'indigne,
    Et quand tombe un jouteur, lance un cri guttural.

    Les athlètes rivaux se poursuivent, s'évitent,
    Le sang s'échauffe et bout, les bras levés s'excitent.
    — Sous un coup traître, un des hommes s'est écrasé.

    Du sport ? Tous les aïeux rugissent face à face.
    Et sur les durs gradins et sur le champ rasé
    Flotte l'acre senteur d'une haine de race.

    Alphonse Beauregard.


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  • Un poème et son auteur

    Sainte Aimée

    Dicton du jour:

    Souvent à la sainte Aimée, la campagne est enneigée.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

    ****

     Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/  

    Carnaval

    Venise pour le bal s'habille.
    De paillettes tout étoilé,
    Scintille, fourmille et babille
    Le carnaval bariolé.

    Arlequin, nègre par son masque,
    Serpent par ses mille couleurs,
    Rosse d'une note fantasque
    Cassandre son souffre-douleurs.

    Battant de l'aile avec sa manche
    Comme un pingouin sur un écueil,
    Le blanc Pierrot, par une blanche,
    Passe la tête et cligne l'oeil.

    Le Docteur bolonais rabâche
    Avec la basse aux sons traînés ;
    Polichinelle, qui se fâche,
    Se trouve une croche pour nez.

    Heurtant Trivelin qui se mouche
    Avec un trille extravagant,
    A Colombine Scaramouche
    Rend son éventail ou son gant.

    Sur une cadence se glisse
    Un domino ne laissant voir
    Qu'un malin regard en coulisse
    Aux paupières de satin noir.

    Ah ! fine barbe de dentelle,
    Que fait voler un souffle pur,
    Cet arpège m'a dit : C'est elle !
    Malgré tes réseaux, j'en suis sûr,

    Et j'ai reconnu, rose et fraîche,
    Sous l'affreux profil de carton,
    Sa lèvre au fin duvet de pêche,
    Et la mouche de son menton.

    Théophile Gautier


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  • Sainte Béatrice

    Dicton du jour:

    De sainte Béatrice la nuée assure six semaines mouillées.

    Pensée du jour:

    Un poème et son auteur

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     Ma participation à "Mardi poésie" http://www.ma-chienne-de-vie.com/  

    Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libéré du joug de l’Allemagne nazie.

    Autodidacte et rêvant de poésie, Robert Desnos est introduit vers 1920 dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l’aventure surréaliste.

    ****

    A l'aube

     

     Le matin s’écroule comme une pile d’assiettes
    En milliers de tessons de porcelaine et d’heures
    Et de carillons
    Et de cascades
    Jusque sur le zinc de ce bistro très pauvre
    Où les étoiles persistent dans la nuit du café

    Elle n’est pas pauvre
    Celle-là dans sa robe de soirée souillée de boue
    Mais riche des réalités du matin
    De l’ivresse de son sang
    Et du parfum de son haleine que nulle insomnie ne peut altérer
    Riche d’elle-même et de tous les matins
    Passés présents et futurs
    Riche d’elle-même et du sommeil qui la gagne
    Du sommeil rigide comme un acajou
    Du sommeil et du matin et d’elle-même
    Et de toute sa vie qui ne se compte
    Que par matinées, aubes éclatantes
    cascades, sommeils,
    nuits vivantes

    Elle est riche celle-là
    Même si elle tend la main
    Et doit dormir au frais matin
    Dans sa robe crottée
    sur un lit de désert.

    Robert DESNOS Recueil : "Destinée arbitraire"      


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