• Bon mardi !

    Pensée du jour :

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    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

     http://www.ma-chienne-de-vie.com

    Thème: La forêt

    ****

    La Forêt

    François-René de Chateaubriand

     

    Forêt silencieuse, aimable solitude,
    Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré !
    Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
    J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude !
    Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler
    Des arbres, des gazons une douce tristesse :
    Cette onde que j’entends murmure avec mollesse,
    Et dans le fond des bois semble encor m’appeler.
    Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière
    Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux,
    Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe printanière,
    Qu’ignoré je sommeille à l’ombre des ormeaux !
    Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
    Ces genêts, ornements d’un sauvage réduit,
    Ce chèvrefeuille atteint d’un vent léger qui fuit,
    Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.
    Forêts, dans vos abris gardez mes vœux offerts !
    A quel amant jamais serez-vous aussi chères ?
    D’autres vous rediront des amours étrangères ;
    Moi de vos charmes seuls j’entretiens les déserts.

    François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, 1784-1790


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  • Bon mercredi !

    Pensées du jour:

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    Printemps !

     

    Pétulante saison colorée,

    Rien n'est comparable, en beauté !

    Infinie, belle et feutrée

    Nos jours se font, bleutés !

    Telle, une douce mélopée

    Envoûtante et parfumée,

    Magie de la nature éveillée

    Par ton charme ensoleillé,

    Si joliment de grâce, parée !

    Michelle


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  • Bon mardi !

    Pensée du jour:

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    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

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    J'ai choisi le thème "le printemps" car demain  il sera là !

    Premier sourire de printemps

    Théophile Gautier

    Tandis qu’à leurs œuvres perverses
    Les hommes courent haletants,
    Mars qui rit, malgré les averses,
    Prépare en secret le printemps.

    Pour les petites pâquerettes,
    Sournoisement lorsque tout dort,
    II repasse des collerettes
    Et cisèle des boutons-d’or.

    Dans le verger et dans la vigne,
    II s’en va, furtif perruquier,
    Avec une houppe de cygne,
    Poudrer à frimas l’amandier.

    La nature au lit se repose ;
    Lui, descend au jardin désert
    Et lace les boutons de rose
    Dans leur corset de velours vert.

    Tout en composant des solfèges
    Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
    II sème aux prés les perce-neige
    Et les violettes au bois.

    Sur le cresson de la fontaine
    Où le cerf boit, l’oreille au guet,
    De sa main cachée il égrène
    Les grelots d’argent du muguet.

    Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
    II met la fraise au teint vermeil,
    Et te tresse un chapeau de feuilles
    Pour te garantir du soleil.

    Puis, lorsque sa besogne est faite,
    Et que son règne va finir,
    Au seuil d’avril tournant la tête,
    II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

    Théophile Gautier (1811-1872)


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  • Bon mardi !

    Pensée du jour:

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    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

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    Thème: Giboulées de mars ou assimilé: choix de Zaza rambette

    Auguste Angellier, né le 1er juillet 1848 à Dunkerque et mort le 28 février 1911 à Boulogne-sur-Mer est un poète et universitaire français, qui fut le premier professeur de langue et littérature anglaises de la Faculté des lettres de Lille, avant d'en être son doyen de 1897 à 1900.

    Promesses de mars

     

    Quand Mars sème ses giboulées
    Dont la grêle folle étincelle,
    Quand, de ses blanches aiguillées,
    Le givre brode de dentelle
    Les noires branches des allées,

    Dans les herbes renouvelées
    Déjà prêtes pour l'asphodèle,
    D'exquises senteurs exhalées
    Annoncent le retour fidèle
    Des douces brises exilées :

    Et des collines aux vallées,
    Le petit rouge-gorge appelle,
    Secouant ses ailes mouillées,
    Les jours où le bois entremêle,
    Pour cacher les nids, ses feuillées.

    Mais aux âmes inconsolées
    Qu'importe que Juin amoncelle
    Sur les vieux murs les giroflées,
    Et que dans les airs bleus ruisselle
    Un flot de chansons roucoulées ?

    Mes espérances sont allées
    Dans la froide tombe avec celle
    Qui dort au champ des mausolées ;
    Le Printemps est mort avec elle ;
    Toutes saisons sont désolées.

    Auguste Angellier.            

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  • Bon mardi !

    Saint Nestor

    Dicton du jour:

    Vents forts à la saint Nestor, bon vin à la saint Marcellin.

    Pensée du jour:

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    Ma participation à "Mardi poésie"chez Lady Marianne:

     http://www.ma-chienne-de-vie.com

    Thème:naissance,bébé- choix de Zaza rambette

    ***

    Camille-André Lemoyne, né le 27 novembre 1822 à Saint-Jean-d'Angély où il est mort le 28 février 1907, est un poète et romancier frauçais. 

    « Cet homme de modestie et de mérite a fait de sa vie deux parts : il livre l'une à la nécessité, au travail ; il réserve l'autre, inviolable et secrète. Tous les six mois, il distille une goutte d'ambre qui se cristallise en poésie.

    Berceuse  

    Sein maternel au pur contour,
    Veiné d'azur, gonflé d'amour,
    Ton lait s'échappe d'une fraise
    Où la soif de vivre s'apaise,
    Où l'enfant boit, souriant d'aise.

    Sein maternel, doux oreiller,
    Où, bienheureux de sommeiller,
    Bouche ouverte, paupière close,
    Le fortuné chérubin rose
    Dans un calme divin repose.

    Rêve-t-il de ciels inconnus,
    L'enfant merveilleux qui vient d'elle ?
    Sa voix a des cris d'hirondelle,
    Et ses joyeux petits bras nus
    Ont comme des battements d'aile.

    André Lemoyne.            

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