• Bon mardi !

    L'Aigle et la Pie.

    L’Aigle, reine des airs, avec Margot la pie,
    Différentes d’humeur, de langage, et d’esprit
    Et d’habit,
    Traversaient un bout de prairie.
    Le hasard les assemble en un coin détourné.
    L’Agasse eut peur, mais l’Aigle, ayant fort bien dîné,
    La rassure, et lui dit : « Allons de compagnie :
    Si le maître des Dieux assez souvent s’ennuie,
    Lui qui gouverne l’Univers,
    J’en puis bien faire autant, moi qu’on sait qui le sers.
    Entretenez-moi donc, et sans cérémonie. »
    Caquet-bon-bec alors de jaser au plus dru,
    Sur ceci, sur cela, sur tout. L’homme d’Horace,
    Disant le bien, le mal, à travers champs, n’eût su
    Ce qu’en fait de babil y savait notre Agasse.
    Elle offre d’avertir de tout ce qui se passe,
    Sautant, allant de place en place,
    Bon espion, Dieu sait. Son offre ayant déplu,
    L’Aigle lui dit tout en colère :
    « Ne quittez point votre séjour,
    Caquet-bon-bec, ma mie : adieu ; je n’ai que faire
    D’une babillarde à ma cour :
    C’est un fort méchant caractère. »
    Margot ne demandait pas mieux.
    Ce n’est pas ce qu’on croit que d’entrer chez les Dieux :
    Cet honneur a souvent de mortelles angoisses.
    Rediseurs, espions, gens à l’air gracieux,
    Au coeur tout différent, s’y rendent odieux,
    Quoiqu’ainsi que la Pie il faille dans ces lieux
    Porter habit de deux paroisses.

     


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  • Bonne semaine à tous !

    Pour cette semaine j'ai choisi de partager avec vous quelques fables  de Jean de La Fontaine.

    Jean de La Fontaine (né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, et mort le 13 avril 1695 à Paris) est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables, on lui doit également des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.

    J'ai choisi des fables moins connues de ce grand moraliste

    Le cheval et l'âne

    En ce monde il se faut l’un l’autre secourir :
    Si ton voisin vient à mourir,
    C’est sur toi que le fardeau tombe.
    Un Âne accompagnait un Cheval peu courtois,
    Celui-ci ne portant que son simple harnois,
    Et le pauvre baudet si chargé qu’il succombe.
    Il pria le Cheval de l’aider quelque peu ;
    Autrement il mourrait devant qu’être à la ville.
    « La prière, dit-il, n’en est pas incivile :
    Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu. »
    Le Cheval refusa, fit une pétarade ;
    Tant qu’il vit sous le faix mourir son camarade,
    Et reconnut qu’il avait tort.
    Du baudet en cette aventure
    On lui fit porter la voiture,
    Et la peau par-dessus encore.

     


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  • La fille de Rayon-de-soleil      

    Le bébé gorille était né au zoo. Sa mère, Lulu, ne produisait pas assez de lait pour la nourrir correctement; les gardiens du zoo sont donc intervenus. Tour à tour, travaillant en équipe, ils ont tenu le bébé gorille de deux mois dans leurs bras, 24 heures par jour, imitant la manière dont les vraies mamans gorille s'occupent de leurs petits. Le bébé a profité et est devenu une créature exceptionnellement aimante et douce. Les gardiens l'ont baptisée Binti Jua, ce qui, en Swahili, signifie « fille de Rayon-de-soleil ».

    Comme elle était née en captivité, elle aimait sa vie de gorille de zoo. Elle grimpait dans les arbres de son enclos et s'amusait joyeusement avec les autres gorilles.
    Il y avait un vieux gorille mâle, un énorme dos gris, qui n'avait jamais montré d'intérêt à se reproduire. Quelque chose l'a attiré chez Binti Jua et elle est devenue enceinte à l'âge de six ans.

    Les gardiens étaient inquiets, car n'ayant pas eu de modèle du rôle maternel, Binti Jua ne serait peut-être pas préparée à s'occuper de son petit. Ils ont donc décidé de lui donner des leçons. Ils ont utilisé un animal en peluche pour remplacer le bébé et lui ont enseigné à donner le sein à son « bébé » et à le tenir constamment, comme le font les gorilles en liberté.
    Elle a été une bonne élève et quand sa fille, Koola, est née, Binti Jua était la mère idéale. Ce mélange d'instinct maternel et d'aisance avec les humains ont fait d'elle, plus tard, une héroïne internationale.

    Un jour, alors que Koola avait environ un an et demi, Binti Jua était dans son enclos extérieur et tenait son bébé comme à l'accoutumée. Les visiteurs du zoo appréciaient le spectacle des gorilles lorsque, soudain, un petit garçon de trois ans, qui jouait au bord de la clôture de l'enclos, a fait une chute de six mètres jusqu'au plancher de béton.
    Il y a eu un bruit sinistre et la mère du petit garçon est devenue hystérique et s'est mise à crier à l'aide.

    Immédiatement, Binti Jua, tenant toujours Koola, s'est rendue près de l'enfant inconscient. La foule retenait son souffle, terrorisée. Inconsciemment, les gens tendent à associer les gorilles au monstre de cinéma, King Kong. Que ferait ce gros singe avec le petit garçon?

    D'abord, la maman gorille a levé le bras du garçon, comme pour vérifier s'il était en vie. Puis, doucement, elle a pris l'enfant et l'a serré tendrement sur sa poitrine. En le berçant doucement, elle s'est dirigée vers la porte que les gardiens du zoo utilisaient pour accéder à l'enclos. Lorsqu'une autre femelle gorille l'a approchée, Binti Jua a émis un grognement sourd, l'avertissant de s'éloigner. La porte était maintenant ouverte et les gardiens attendaient, accompagnés des ambulanciers qui avaient été mandés pour aider le petit garçon blessé. Le gorille a doucement déposé le garçon devant la porte et les ambulanciers ont amené le petit. Une fois la porte refermée, Binti Jua s'est dirigée lentement vers son arbre et a recommencé à s'occuper de son bébé.

    Les spectateurs étaient abasourdis. L'évènement était assez dramatique en lui-même sans que le rôle de l'héroïne ne soit joué par un gorille. Binti Jua était l'héroïne idéale, ne recherchant ni la célébrité ni une récompense.
    Le garçon s'est rétabli et il n'a pas gardé de séquelles de son aventure. Le monde s'est ému du geste de Binti Jua. Des lettres et des cadeaux sont arrivés de partout dans le monde. L'Américan Legion lui a décerné une médaille et une association de parents de la Californie l'a même nommée membre honoraire.

    N'écoutant que son coeur, Binti Jua a fait ce que toute autre mère aurait fait : elle a protégé et aidé un enfant. Mais ce gorille ne s'est pas soucié que l'enfant soit d'une autre espèce que la sienne. Elle a fait montre des qualités que nous, les humains, considérons les plus estimables : l'amour et la compassion pour tous.

     Carol Kline

     


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  • Bon week end !

    Grands pieds, grand coeur  

    C'était une journée anormalement chaude pour la saison. Chacun semblait chercher une forme de soulagement, donc il était normal de faire un arrêt chez un marchand de glaces.   Une petite fille, serrant son argent très fort, est entrée dans le magasin. Avant qu'elle puisse dire un mot, le commis lui a dit brusquement de sortir et de lire l'enseigne sur la porte, et de rester dehors jusqu'à ce qu'elle porte des souliers. Elle est sortie lentement. Un grand monsieur l'a suivie. Il la surveillait devant le magasin. La petite fille lisait l'enseigne: "Interdit d'entrer pieds nus". Des larmes ont commencé à couler sur ses joues alors qu'elle s'éloignait.   C'est à ce moment que le grand monsieur l'a appelée. S'assoyant sur le bord du trottoir, il a enlevé ses chaussures de taille 12 et les a placées devant la petite en disant:   «Voilà. Tu ne pourras pas marcher avec ces souliers, mais si tu glisses, tu pourras acheter ton cornet de crème glacée.»   Il a ensuite levé la petite fille et a mis ses pieds dans les souliers.   Prends ton temps, di-il. Je suis fatigué de marcher dedans et cela me fera du bien de simplement m'asseoir ici et de manger ma crème glacée.»   Il était impossible de ne pas voir les yeux brillants de la petite fille quand elle s'est avancée au comptoir en se traînant les pieds et a demandé son cornet de crème glacée.   C'était un grand monsieur dans tous les sens. Gros ventre, grandes chaussures, mais surtout, il avait un grand coeur.  

     Anonyme


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  • Bon vendredi !

     Peu importe le temps
    tout est toujours possible.

     

    À l`âge de mes treize ans, je fie la connaissance par correspondance d'un gentil Algérien avec qui je correspondis six ans et demi. Au travers de lui je découvris, le rêve, la poésie, la passion et l'amour...

    Il était mon prince charmant... nous étions l'un pour l'autre à nos premier amour, quand l'ennuis de l'autre nous prenais, il nous suffisait de regarder les étoiles du soir, elles étaient notre guide de penser, nous imaginant le regard de l'autre poser sur soi...

    J'ai rêvé de marcher à ses coté tout de blanc vêtu, de l'aimer jusqu'à mon dernier souffle ... Mais un jour j'ai perdu espoir croyant ce rêve éphémère et dérisoire.

    Dix sept ans passèrent. Les soirs d'été mes yeux se posaient toujours sur les étoiles tout en me demandant ce qu'était devenue mon premier amour, que j'avais délaissé...

    Le soir de la St-Valentin, je fie pars sur le chat à un ami l'espoir de retrouver mon amour du passé, cette ami demeurant en Algérie me promis de me le retrouver... Le lendemain je n'avais point de mot quand il m'annonça avoir retrouvé mon amour du passé...

    Heureux et craintif de s'être retrouvé... que de mot nous avions à échanger, il avait tout conservé de nos lettres passé ainsi que la mèche de mes cheveux que je lui avais remis enfant... Tout comme moi j`avais tout conservé de ces lettres vieillis à force de les avoir trop relues.

    Ni lui ni moi nous nous étions mariés, les mois qui ont suivis nous nous somme donné rendez vous dans un pays...

    Afin de nous voir après vingt trois ans de connaissance et de voir que l'amour qui renaissait de nouveau avais vraiment sa raison d'être et que ce n'était pas qu'un rêve de jeunesse....

    Quand nous nous sommes rencontré, c'est comme si nos corps se connaissaient depuis toujours, mais qu'ils furent séparé malgré eux... Je n oublierai jamais ce sourire, ce regard et ces bras qui m'ont enlacé lorsque nous nous sommes vue pour la première fois.

    Aujourd'hui, il est mon mari et jusqu'à mon dernier souffle je veux être à ses côté et l'aimer......

    Peux importe le temps, tout est toujours possible......

     

    Isabelle


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