• Bon dimanche !

    L'incroyable destin de deux bébés échangés

    Manon et Mathilde ont été échangées à la maternité au milieu des années 90, elles ont toutes les deux grandi dans une famille qui n'était pas la leur. Leurs parents attaquent la clinique, qui reconnaît son erreur.

    Été 94. Sophie Serrano, 18 ans, donne naissance à une fille dans une clinique de Cannes. Dans une autre chambre, une jeune femme accouche d'un autre bébé. Quelques jours après leur naissance, les deux filles sont atteintes d'une jaunisse. Elles sont placées sous des lampes spéciales comme il est d'usage, mais dans le même berceau pour des raisons de place. C'est là que leur destin se noue. Sophie Serrano, qui avait accouché d'un bébé à la peau claire se voit remettre une petite métisse. Intriguée, elle fait part de sa surprise au personnel de la maternité, qui lui répond qu'il s'agit d'un effet collatéral des lampes soignant la jaunisse. «Je les ai crues», explique au Figaro la mère de famille, qui a eu par la suite deux autres enfants.

    À mesure que Manon grandit la dissemblance entre elle et ses parents devient frappante. La petite subit des moqueries, se fait surnommer «la fille du facteur». Jusqu'à ce que le compagnon de Sophie Serrano demande un test de paternité. Manon a alors 10 ans quand le résultat tombe: elle n'a aucun lien biologique avec ses parents. «J'ai eu l'impression de tout perdre, raconte Sophie Serrano. J'ai eu peur qu'on m'arrache ma fille et j'ai eu très peur pour le bébé que j'avais mis au monde.» Le couple porte plainte, les enquêteurs retrouvent l'enfant biologique de Sophie serrano, devenue Mathilde. Elle réside elle aussi dans les Alpes-Maritimes. Les nourrissons n'ayant pas été échangés volontairement, l'affaire est classée sans suite en 2005.

    « Mon cœur a parlé »

    Mais Sophie Serrano ne s'arrête pas là. «Je veux que des responsables soient désignés», explique-t-elle. «Pour moi, j'ai 4 enfants et je suis privée de l'un d'eux. Je ne connaîtrai jamais mes petits-enfants biologiques», poursuit-elle. Elle porte donc plainte au civil contre la clinique en 2010, et la famille de Mathilde fait de même. S'il a toujours été «impensable» pour les deux familles de procéder à un nouvel échange, elles ont depuis fait connaissance. Mais ont vite cessé de se voir. Le poids de «cette histoire de fou» est trop lourd à porter. Les proches de Mathilde ne souhaitent pas témoigner ni répondre aux journalistes. Les deux familles réclament plusieurs millions de dommages et intérêts.
    La clinique de Cannes, aujourd'hui fermée, reconnaît l'erreur mais refuse de payer. Leur avocat, Me Claude Chas, estime qu'il était aussi de «la responsabilité des mères» d'alerter l'établissement et soupçonne Sophie d'avoir eu un amant et donc de ne pas avoir été si étonnée que son enfant ne ressemble pas à son compagnon. «Scandaleux», répond Gilbert Collard, député du rassemblent Bleu Marine, qui est depuis peu l'avocat de Sophie Serrano. «C'est aux mères de vérifier que l'enfant qu'on leur remet est bien le leur? Il faudrait organiser des tests ADN après chaque naissance?»

    Manon fêtera ses 19 ans cet été et vit avec sa mère à Thorenc, un village des Alpes-Maritimes. Quand elle appris la vérité sur sa situation, la petite fille a eu très peur de devoir quitter sa maman. Depuis, elle a développé un lien très fusionnel avec elle. Elle connaît tous les membres de sa famille biologique mais ne souhaite pas vivre avec eux. «Mon cœur a parlé, a-t-elle expliqué au Parisien. C'est la preuve que les liens du sang n'ont pas tout pouvoir».


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  • Bon week end !

    C'est l'été !



    L'histoire est digne d'un scénario de films. Après s'être perdu lorsqu'il était enfant, Ganesh Raghunath Dhangade a passé plus de 24 ans sans voir sa famille.

    Il n'a que six ans quand, en 1989, il s'égare dans la gare de Bombay qui grouille de monde. Errant seul dans les rues de la ville, il est recueilli par un pêcheur qui l'oblige à mendier, selon le journal Mid Day . Percuté par un train, il tombe dans le coma pendant quatre mois. L'hôpital, faute d'informations sur sa famille, l'envoie dans un orphelinat au sud de Bombay. Déplacé vers un autre établissement, il obtient une bourse d'État pour suivre ses études avant d'intégrer la police de Bombay en 2011.

    «Je n'avais pas renoncé à retrouver ma famille», assure aujourd'hui l'Indien. Le seul indice sûr dont il disposait était le tatouage du nom de sa mère, Manda, sur son bras droit. Avec l'aide de ses supérieurs, il consulte les archives de la police concernant les personnes disparues. Ses recherches s'orientent aussi sur les réseaux sociaux, où il examine des profils de personnes avec le même nom que lui. En vain. C'est en retournant au premier orphelinat où il a vécu qu'il trouve un indice: dans les archives figure le nom du lieu où il vivait avec sa famille, «Mama Bhanja», une région proche de Bombay.

    Des retrouvailles improbables

    Au début du mois d'octobre, il part dans sa région d'origine à la recherche de sa mère. En interrogeant les habitants, il est alors conduit vers la cabane d'une vieille dame, qui y était installée depuis des années. «Elle a confirmé qu'elle avait perdu son fils il y a des années. Interrogée sur un éventuel signe le caractérisant, elle a répondu qu'il avait un tatouage sur le bras. Je lui ai montré et elle l'a aussitôt reconnu», a-t-il raconté. «Nous sommes restés silencieux quelques minutes avant de nous étreindre et de pleurer», a-t-il ajouté. Sa mère, qui l'avait recherché pendant dix ans sans relâche, avait perdu tout espoir de le revoir. Ganesh Raghunath Dhangade veut maintenant passer le plus de temps possible avec elle, ainsi que ses deux frères et sa soeur. «Je n'arrive pas encore à réaliser ce qui s'est passé au cours des dernières semaines. C'est vraiment la volonté de Dieu. Un miracle


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  • Bon vendredi !



    La lettre n'était pas timbrée. Quel est le tarif pour écrire "au Ciel" ? La question peut paraître absurde mais la Poste y a trouvé une réponse. L'histoire est contée par le Journal de Saône-et-Loire.
    Pour le deuxième anniversaire de la mort de sa mère, Anaïs, 13 ans et toujours inconsolable, avait décidé d'envoyer "un message d'amour comme une bouteille à la mer" à cette maman qui lui manquait tant, relate le quotidien. La jeune fille avait posté alors symboliquement une lettre dans une commune du Châtillonnais, avec le nom et le prénom de sa mère et comme adresse, la "rue du Paradis au Ciel", sans toutefois l'affranchir. Deux jours plus tard son courrier lui est revenu avec la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée" et une "taxe d'1,35 euros" lui a été réclamée par le préposé.
    Pour sa défense, la Poste a précisé au quotidien que la commune de "Ciel" existe bien en Saône-et-Loire mais que "la rue du paradis y est inconnue".

     


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  • Bon jeudi !

    L’incroyable histoire de jumelles réunies grâce à Internet

    Deux sœurs coréennes adoptées à leur naissance, l'une par une famille française, l'autre par une famille américaine, ont été réunies vingt-sept ans plus tard grâce à Youtube et à un bel hasard.

    Séparées à la naissance, puis élevées sur deux continents différents... A priori, les chemins des deux jumelles Samantha et Anaïs n’auraient jamais dû se recroiser. C’était sans compter sur le hasard et Internet. Le destin, diront d’autres.

    Anaïs et Samantha sont nées à Séoul, en Corée du Sud, en 1987. Mais leur histoire commune s’interrompt vite. Tandis que Samantha, adoptée par une famille américaine, grandit dans le New Jersey, Anaïs est accueillie en France. L’océan Atlantique les séparent, les jumelles n’ont jamais appris l’existence de l’autre… Jusqu’à ce jour de février 2013 révèle le site britannique, The Sunday Times.

    Des amis d’Anaïs lui parlent d’une vidéo réalisée par une jeune femme à la ressemblance troublante avec elle. Intriguée, la Française qui étudie la mode à Londres, se renseigne sur son mystérieux sosie. Elle découvre alors, que l'inconnue se prénomme Samantha, qu’elle est une actrice en herbe, mais surtout qu’elle est née le 19 novembre 1987. Le même jour qu'elle. « Le 1er février 2013, j’ai reçu un message sur Twitter qui allait changer ma vie », confie Samantha dans une nouvelle vidéo. « On m’a appris qu’une certaine Anaïs avait essayé de me contacter sur Facebook. J’avais l’impression de me voir à travers sa photo de profil », confie la jeune Américaine. « Pourtant, après quelques clics et un message personnel d’Anaïs, je savais que j'étais sur le point d'embarquer pour un voyage que personne d'autre n'avait effectué auparavant. »

    Après avoir partagé leurs actes de naissances, et effectué un test ADN, les jumelles se sont rencontrées à Londres en mai dernier. Une grande première immortalisée en vidéo. Inséparables depuis, elles projettent de réaliser un documentaire sur leur histoire.



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  • Bon mercredi !

    Cela se passe en Norvège, un homme poursuivi pour avoir aboyé dans la rue.

     Trond Hansen âgé de 57 ans rentrait chez lui un soir avec ses deux enfants après avoir dîné chez des amis. Les deux bambins âgés de 7 et 9 ans se mirent à se chamailler avec force.
    Le père essaya alors de détourner leur attention sur le litige et se mit à aboyer. Il aboya avec tellement de conviction que deux habitants d’un immeuble voisin ouvrirent leur fenêtre et crurent qu’un vrai chien attaquait les enfants.
    La police fut aussitôt appelée.

     Cette dernière embarqua l’aboyeur et les deux enfants furent confiés aux services sociaux pour la nuit.

     Un jugement fut rendu le lendemain pendant lequel les policiers affirmèrent que Hansen était ivre et que son discours était très confus.
    L’inculpé nia les faits en affirmant de son côté qu’il n’était pas saoul et que sa mauvaise élocution était due à une dent qui se déchaussait.

     La cour d’Oslo a rendu un jugement qui fait donc jurisprudence en Norvège :

     « Il est admis que l’accusé a longuement aboyé de nuit dans un lieu public, mais il est licite d’aboyer en public, même s’il s’agit d’aboiements humains, tant qu’il n’est pas prouvé que ces aboiements perturbent la tranquillité publique. »

     Trond Hansen fut donc relaxé sous les applaudissements et les rires du public. Le Super- intendant Frode Ruud de la police d’Oslo est le seul à ne pas avoir jappé de satisfaction, ses hommes ayant été couverts de ridicule.


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