• La fille de Rayon-de-soleil      

    Le bébé gorille était né au zoo. Sa mère, Lulu, ne produisait pas assez de lait pour la nourrir correctement; les gardiens du zoo sont donc intervenus. Tour à tour, travaillant en équipe, ils ont tenu le bébé gorille de deux mois dans leurs bras, 24 heures par jour, imitant la manière dont les vraies mamans gorille s'occupent de leurs petits. Le bébé a profité et est devenu une créature exceptionnellement aimante et douce. Les gardiens l'ont baptisée Binti Jua, ce qui, en Swahili, signifie « fille de Rayon-de-soleil ».

    Comme elle était née en captivité, elle aimait sa vie de gorille de zoo. Elle grimpait dans les arbres de son enclos et s'amusait joyeusement avec les autres gorilles.
    Il y avait un vieux gorille mâle, un énorme dos gris, qui n'avait jamais montré d'intérêt à se reproduire. Quelque chose l'a attiré chez Binti Jua et elle est devenue enceinte à l'âge de six ans.

    Les gardiens étaient inquiets, car n'ayant pas eu de modèle du rôle maternel, Binti Jua ne serait peut-être pas préparée à s'occuper de son petit. Ils ont donc décidé de lui donner des leçons. Ils ont utilisé un animal en peluche pour remplacer le bébé et lui ont enseigné à donner le sein à son « bébé » et à le tenir constamment, comme le font les gorilles en liberté.
    Elle a été une bonne élève et quand sa fille, Koola, est née, Binti Jua était la mère idéale. Ce mélange d'instinct maternel et d'aisance avec les humains ont fait d'elle, plus tard, une héroïne internationale.

    Un jour, alors que Koola avait environ un an et demi, Binti Jua était dans son enclos extérieur et tenait son bébé comme à l'accoutumée. Les visiteurs du zoo appréciaient le spectacle des gorilles lorsque, soudain, un petit garçon de trois ans, qui jouait au bord de la clôture de l'enclos, a fait une chute de six mètres jusqu'au plancher de béton.
    Il y a eu un bruit sinistre et la mère du petit garçon est devenue hystérique et s'est mise à crier à l'aide.

    Immédiatement, Binti Jua, tenant toujours Koola, s'est rendue près de l'enfant inconscient. La foule retenait son souffle, terrorisée. Inconsciemment, les gens tendent à associer les gorilles au monstre de cinéma, King Kong. Que ferait ce gros singe avec le petit garçon?

    D'abord, la maman gorille a levé le bras du garçon, comme pour vérifier s'il était en vie. Puis, doucement, elle a pris l'enfant et l'a serré tendrement sur sa poitrine. En le berçant doucement, elle s'est dirigée vers la porte que les gardiens du zoo utilisaient pour accéder à l'enclos. Lorsqu'une autre femelle gorille l'a approchée, Binti Jua a émis un grognement sourd, l'avertissant de s'éloigner. La porte était maintenant ouverte et les gardiens attendaient, accompagnés des ambulanciers qui avaient été mandés pour aider le petit garçon blessé. Le gorille a doucement déposé le garçon devant la porte et les ambulanciers ont amené le petit. Une fois la porte refermée, Binti Jua s'est dirigée lentement vers son arbre et a recommencé à s'occuper de son bébé.

    Les spectateurs étaient abasourdis. L'évènement était assez dramatique en lui-même sans que le rôle de l'héroïne ne soit joué par un gorille. Binti Jua était l'héroïne idéale, ne recherchant ni la célébrité ni une récompense.
    Le garçon s'est rétabli et il n'a pas gardé de séquelles de son aventure. Le monde s'est ému du geste de Binti Jua. Des lettres et des cadeaux sont arrivés de partout dans le monde. L'Américan Legion lui a décerné une médaille et une association de parents de la Californie l'a même nommée membre honoraire.

    N'écoutant que son coeur, Binti Jua a fait ce que toute autre mère aurait fait : elle a protégé et aidé un enfant. Mais ce gorille ne s'est pas soucié que l'enfant soit d'une autre espèce que la sienne. Elle a fait montre des qualités que nous, les humains, considérons les plus estimables : l'amour et la compassion pour tous.

     Carol Kline

     


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  • Bon week end !

    Grands pieds, grand coeur  

    C'était une journée anormalement chaude pour la saison. Chacun semblait chercher une forme de soulagement, donc il était normal de faire un arrêt chez un marchand de glaces.   Une petite fille, serrant son argent très fort, est entrée dans le magasin. Avant qu'elle puisse dire un mot, le commis lui a dit brusquement de sortir et de lire l'enseigne sur la porte, et de rester dehors jusqu'à ce qu'elle porte des souliers. Elle est sortie lentement. Un grand monsieur l'a suivie. Il la surveillait devant le magasin. La petite fille lisait l'enseigne: "Interdit d'entrer pieds nus". Des larmes ont commencé à couler sur ses joues alors qu'elle s'éloignait.   C'est à ce moment que le grand monsieur l'a appelée. S'assoyant sur le bord du trottoir, il a enlevé ses chaussures de taille 12 et les a placées devant la petite en disant:   «Voilà. Tu ne pourras pas marcher avec ces souliers, mais si tu glisses, tu pourras acheter ton cornet de crème glacée.»   Il a ensuite levé la petite fille et a mis ses pieds dans les souliers.   Prends ton temps, di-il. Je suis fatigué de marcher dedans et cela me fera du bien de simplement m'asseoir ici et de manger ma crème glacée.»   Il était impossible de ne pas voir les yeux brillants de la petite fille quand elle s'est avancée au comptoir en se traînant les pieds et a demandé son cornet de crème glacée.   C'était un grand monsieur dans tous les sens. Gros ventre, grandes chaussures, mais surtout, il avait un grand coeur.  

     Anonyme


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  • Bon vendredi !

     Peu importe le temps
    tout est toujours possible.

     

    À l`âge de mes treize ans, je fie la connaissance par correspondance d'un gentil Algérien avec qui je correspondis six ans et demi. Au travers de lui je découvris, le rêve, la poésie, la passion et l'amour...

    Il était mon prince charmant... nous étions l'un pour l'autre à nos premier amour, quand l'ennuis de l'autre nous prenais, il nous suffisait de regarder les étoiles du soir, elles étaient notre guide de penser, nous imaginant le regard de l'autre poser sur soi...

    J'ai rêvé de marcher à ses coté tout de blanc vêtu, de l'aimer jusqu'à mon dernier souffle ... Mais un jour j'ai perdu espoir croyant ce rêve éphémère et dérisoire.

    Dix sept ans passèrent. Les soirs d'été mes yeux se posaient toujours sur les étoiles tout en me demandant ce qu'était devenue mon premier amour, que j'avais délaissé...

    Le soir de la St-Valentin, je fie pars sur le chat à un ami l'espoir de retrouver mon amour du passé, cette ami demeurant en Algérie me promis de me le retrouver... Le lendemain je n'avais point de mot quand il m'annonça avoir retrouvé mon amour du passé...

    Heureux et craintif de s'être retrouvé... que de mot nous avions à échanger, il avait tout conservé de nos lettres passé ainsi que la mèche de mes cheveux que je lui avais remis enfant... Tout comme moi j`avais tout conservé de ces lettres vieillis à force de les avoir trop relues.

    Ni lui ni moi nous nous étions mariés, les mois qui ont suivis nous nous somme donné rendez vous dans un pays...

    Afin de nous voir après vingt trois ans de connaissance et de voir que l'amour qui renaissait de nouveau avais vraiment sa raison d'être et que ce n'était pas qu'un rêve de jeunesse....

    Quand nous nous sommes rencontré, c'est comme si nos corps se connaissaient depuis toujours, mais qu'ils furent séparé malgré eux... Je n oublierai jamais ce sourire, ce regard et ces bras qui m'ont enlacé lorsque nous nous sommes vue pour la première fois.

    Aujourd'hui, il est mon mari et jusqu'à mon dernier souffle je veux être à ses côté et l'aimer......

    Peux importe le temps, tout est toujours possible......

     

    Isabelle


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  • Bon jeudi !

     Ne réveillez pas le chien qui dort

     

    Un après-midi, alors que j’étendais la lessive dans la cour arrière, un chien, l’air épuisé, est arrivé. À son collier et son ventre bien rond, j’ai vu qu’il avait un foyer.   Pourtant, quand je suis rentré à la maison, il m’a suivie, s’en est allé d’un pas tranquille dans le corridor et s’est endormi dans un coin. Une heure plus tard, il a demandé la porte et je l’ai laissé sortir. Le lendemain, il était de retour. Il a repris sa place dans le corridor et a dormi pendant une heure.   Le manège a duré plusieurs semaines. Curieuse, j’ai épinglé une note à son collier:   «Tous les après-midi, votre chien vient faire une sieste chez moi.»   Le lendemain, le chien était de retour avec une note différente attachée à son collier:   «Il vit dans une famille de dix enfants. Il essaie seulement de rattraper un peu de sommeil.»      

    Susan F. Roman


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  •  Le Cirque

     Un jour, quand j'étais adolescent, mon père et moi faisions la queue pour acheter des billets pour le cirque. Finalement, il ne restait qu'une famille devant nous. Cette famille me fit une grande impression. Elle comptait huit enfants, qui semblaient tous avoir moins de douze ans. Il était facile de voir qu'ils n'avaient pas beaucoup d'argent. Vêtus pauvrement mais proprement, les enfants étaient polis et se tenaient par la main, en rang deux par deux, derrière leurs parents. Ils parlaient avec excitation des clowns, des éléphants et des autres numéros qu'ils verraient ce soir-là. On pouvait deviner qu'ils n'avaient jamais assisté à une représentation du cirque. Ce serait le clou de leur jeune vie.   Le père et la mère étaient en tête de la fière ribambelle. La mère tenait la main de son mari, le regardant comme si elle lui disait: «tu es mon prince charmant». Lui, il souriait et, le torse bombé, il lui retournait son regard comme pour lui confirmer qu'elle avait raison.   La préposée aux billets demanda combien de billets le père souhaitait acheter. Ce dernier répondit avec fierté: «S'il vous plaît, huit billets d'enfant et deux d'adulte pour que toute ma famille assiste au spectacle du cirque.»   La préposée aux billets indiqua le prix. L'épouse lâcha la main de son mari et baissa la tête tandis que la lèvre inférieure du père se mettait à trembler. Il s'inclina davantage vers la préposée et demanda: «Combien avez-vous dit?»   La préposée aux billets répéta le prix.   L'homme n'avait pas suffisamment d'argent.   Comment se retourner et faire savoir à ses huit enfants qu'il n'avait pas assez d'argent pour les emmener au cirque?   Voyant ce qui se passait, mon père prit dans sa poche un billet de 20$ qu'il laissa tomber par terre. (Nous étions loin d'être riches et ce, dans tous les sens du terme!) Mon père se pencha, ramassa le billet puis posa la main sur l'épaule de l'homme en lui disant: «Excusez-moi, monsieur, ce billet est tombé de votre poche.»   L'homme savait bien ce qui se passait. Il ne demandait pas l'aumône, mais il était reconnaissant de l'aide apportée dans une situation désespérée, déchirante et embarrassante. Il regarda mon père droit dans les yeux, prit sa main dans les siennes, referma ses doigts fermement sur le billet de 20$ et, pendant qu'une larme coulait le long de sa joue, il répondit, la lèvre tremblante: «Merci, merci, monsieur. Cela représente beaucoup pour moi et ma famille.»   Mon père et moi retournâmes à la voiture et rentrâmes à la maison. Nous n'avions pas assisté à la représentation du cirque ce soir-là, mais nous étions quand même très heureux.      

    Dan Clark  

     

     


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