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    Découvert par Maurice Rosart, le rayon vert de la cathédrale de Strasbourg est un phénomène visible chaque année aux équinoxes.

    Deux fois par an, en mars et en septembre, un rayon vert apparait sur le dais de pierre qui surplombe le Christ de la Chaire à 11 h 38 le jour de l’équinoxe de printemps (également à 12 h 24 le jour de l’équinoxe d’automne).

    L’équinoxe est le nom donné pour le jour du printemps et pour le jour de l’automne.
    Ce sont deux dates marquées par l’égalité de durée du jour et de la nuit.

    Le phénomène visible est le suivant : le soleil passe dans le pied du vitrail représentant Juda et vient frapper la tête du Christ sur la chaire avec une lueur verte due à la couleur du verre et à son épaisseur différente des autres pièces du vitrail.
    Le rayon passe chaque jour un peu plus bas en raison de l’évolution du soleil dans le ciel au fur et à mesure des jours.

    Poétique et beau à observer, le phénomène n’est ni mystérieux, ni ésotérique, et ne possède aucune signification théologique bien que le rayon trouve son origine dans le pied de Juda.

    Attention : il ne s’agit pas du Judas « traître » de l’évangile, mais de Juda (sans « s »), un des 12 fils de Jacob.

     

     


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  • L'horloge astronomique

    L'Horloge astronomique de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, dont le buffet richement décoré date du XVIè siècle, est classée monuments historiques depuis le 15 avril 1987.

    L’horloge transformée par Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), un Alsacien autodidacte qui après avoir été apprenti horloger, devint professeur de mathématiques, vérificateur des poids et mesures, et enfin entrepreneur. Schwilgué avait souhaité réparer l’horloge dès son plus jeune âge et cela resta une force directrice toute sa vie.

    Cette horloge consiste en gros en de nouveaux mécanismes placés dans le buffet de la seconde horloge, datant du XVIe siècle. Tous les cadrans sont aussi nouveaux, mais l’horloge est dans son ensemble conservatrice, dans le sens où les fonctions de l’horloge de Schwilgué diffèrent peu de celles de l’ancienne horloge, sauf pour ce qui est du défilé des Apôtres qui n’existait pas auparavant. Pour le reste, il y a toujours un équivalent.  

    Ce qui attire le plus les touristes, ce sont les automates. Ceux-ci se mettent en mouvement aux quarts d'heures, aux heures et à midi (par rapport à l'heure de l'horloge qui est quasiment  le temps moyen de Strasbourg). L'horloge est réglée sur le temps civil moins 30 minutes, ce qui est quasiment (à une minute près) le temps moyen de Strasbourg en hiver, et le temps moyen plus une heure en été.

    À chaque quart d'heure, un ange sonne sur une cloche tandis que le second retourne un sablier. Un personnage parmi quatre défile devant la Mort. Ces quatre personnages représentent les âges de la vie : un enfant au 1er quart d'heure, un jeune homme à la demi, un adulte au 3e quart d'heure et un vieillard à l'heure juste.

    Une fois par jour, à midi heure locale, soit 12h 30 en heure d'hiver, au dernier étage, ce sont les douze Apôtres qui passent devant le Christ. Au passage des 4e, 8e et 12e apôtres, un coq situé en haut et à gauche de l'horloge chante et bat des ailes. Contrairement à ce qui est souvent écrit, ce coq ne rappelle pas l'épisode du Christ annonçant à Pierre qu'il le renierait trois fois avant que le coq chante, puisque les deux premières horloges comportaient déjà un coq, sans pour autant qu'il y ait des apôtres.

    L’horloge indique bien plus que l’heure officielle puisqu’elle permet aussi de connaître le temps moyen, le jour , le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position des planètes jusqu'à Saturne.

     


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  • La cathédrale de Strasbourg

    La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est une cathédrale catholique romaine , représentative de l'architecture gothique. Avec ses 142,11, après avoir été l'édifice le plus haut du monde de 1647 à 1874, elle est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen, culminant à 151 mètres. Avec plus de 4 millions de visiteurs par an, elle est la deuxième cathédrale la plus visitée de France après Notre-Dame de Paris. Elle est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche.

    « Prodige du gigantesque et du délicat » selon Victor Hugo, la splendeur de la cathédrale est visible de très loin dans la plaine alsacienne et peut être aperçue d'aussi loin que les Vosges ou que de la Forêt Noire. Elle se situe dans un quartier entouré par la rivière, l’Ill, sur la place de la cathédrale, au cœur du centre ancien de Strasbourg.

     

     


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