• Bon vendredi !

    Les douze mois

    Un homme veuf, père d'une petite fille, se remarie avec une femme qui a une fille. La marâtre fait travailler sans cesse sa belle-fille. Elle veut se débarrasser d'elle en l'envoyant chercher à trois reprises et en plein hiver, sous la neige, des violettes, des fraises, des pommes. A chaque fois la jeune fille survit à peine, mais se réchauffe dans une clairière à un feu entretenu par 12 frères qu'elle prend d'abord pour des rochers dressés. Ce sont les 12 mois, commandés par Janvier, leur aîné, qui laisse d'abord mars prendre sa place pour faire fleurir des violettes, puis juin pour les fraises et octobre pour les pommes. Mais elle ne rapporte que deux pommes. La mère voulant en obtenir davantage envoie sa fille, mais elle ne salue pas les 12 mois et meurt gelée. La mère part à sa recherche et subira le même sort, car leurs cœurs étaient aussi froid qu'un bloc de glace.


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  • Bon jeudi !

    L'Harfang des neiges est un grand oiseau blanc aux yeux jaunes est très reconnaissable. Le mâle est d'un blanc pur alors que la femelle et les jeunes sont légèrement tachetés ou barrés de brun. Leur plumage blanchit avec l'âge, les mâles pouvant alors devenir d'un blanc immaculé. L'été le plumage est plus foncé que l'hiver, le plumage est plus blanc l'hiver pour se camoufler dans la neige.

     Le grand corbeau et le harfang des neiges 

    Autrefois, les oiseaux étaient blancs, tout blancs. Un matin, Corbeau et Harfang s'amusaient ensemble sous l'iglou. Comme chaque jour, ils jouaient avec les petits os d'une nageoire de phoque , un jeu que les Inuit aiment beaucoup. Ils disposaient les os sur le sol et les assemblaient, tantôt pour reconstituer la nageoire, tantôt pour représenter un traîneau avec des chiens ou un iglou et toute une famille.
    Mais les deux amis se lassèrent et décidèrent de changer de jeu : « J'ai une idée ! Si on jouait à se peindre le plumage ! » proposa Corbeau à Harfang.
    « Oh oui ! Ce serait très drôle ! Mais comment faire ? »
    Dans leur iglou, bien sûr, ils n'avaient pas de peinture sous la main. Mais Corbeau et Harfang étaient des oiseaux très malins. Ils mélangèrent la suie de la lampe à huile avec du gras de phoque et obtinrent ainsi une sorte de peinture noire très onctueuse. Ils la versèrent dans un petit récipient en pierre à savon. Leur nouveau jeu pouvait commencer !
    C'est Corbeau qui se lança le premier. Il tira une longue plume de son aile gauche, la plongea dans la peinture noire, et se mit à l'ouvrage. Il s'appliqua tant et si bien qu'aujourd'hui, Harfang porte encore les magnifiques touches noires que Corbeau lui a peintes sur les ailes !
    « Ça y est ! J'ai fini ! Tu peux maintenant te regarder dans la glace ! »
    Harfang s'approcha du bloc d'eau douce gelée qui dans l'iglou sert de fenêtre et de miroir. Il admira son reflet : ses nouvelles ailes, noires et blanches, lui plurent tout de suite.
    « Oh, bravo ! C'est magnifique ! »
    Et pour remercier Corbeau, Harfang lui offrit une très belle paire de kamiik, les bottes inuit en peau de phoque. Corbeau les enfila et se mit à sauter de joie en criant : « Merci ! Merci Harfang pour ce beau cadeau ! Je ne vais plus les quitter, elles sont vraiment très belles !
    — Bien, mais maintenant, c'est à mon tour de te peindre. Calme-toi un peu, que je puisse moi aussi te dessiner un beau plumage. »
    Harfang tira à son tour une plume de son aile, la trempa dans le récipient de peinture noire et tenta de peindre les ailes de Corbeau. Mais Corbeau, fou de joie, continuait de sauter, de bouger, de danser avec ses nouvelles bottes.
    « Arrête de bouger ! Comment veux-tu que je m'applique ? J'en mets partout ! » se plaignait Harfang.
    Mais Corbeau continuait de plus belle. Et plus Corbeau était joyeux, plus il dansait, et plus il dansait, moins Harfang réussissait à peindre de jolis motifs.
    Au bout d'un moment, excédé, Harfang prit le récipient plein de peinture noire et le renversa rageusement sur la tête de Corbeau.
    Depuis ce jour, les corbeaux sont noirs, tout noirs.
     
     

     


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  • Bon mercredi !

    Le roi Gel et l'hiver

    Un homme veuf, père d'une petite fille, se remarie avec une femme qui a une fille. La marâtre fait travailler sans cesse sa belle-fille. Jalouse de sa beauté, elle veut se débarrasser d’elle pour que sa fille puisse faire un beau mariage. Elle ordonne au vieux père de la marier au roi gel en l'amenant dans la forêt. Le roi gel souffle du givre sur la jeune fille qui ne se plaint de rien. Il la couvrira de fourrure et de bijoux. Quand le père vient la chercher, il la trouve bien vivante, et la ramène à l'isba. La belle-mère, jalouse de tous ces trésors envoie sa fille qui, gémissante et méprisante refusera le roi gel et mourra gelée. 


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  • Bonne semaine !

    Le pelage de l'hermine est, en été, brun foncé dessus et blanchâtre dessous. En hiver, l'animal,  adopte une livrée entièrement blanche à l'exception de l'extrémité de sa queue qui reste noire.

    L'hermine et l'hiver.

    Un jour d'hiver, alors que la forêt était recouverte d'un beau manteau blanc, l'hermine se promenait pendant que ses amis dormaient en attendant le retour du printemps.
    « Que vais-je bien pouvoir faire, se demanda-t-elle, je m'ennuie toute seule »
    Elle essaya bien de réveiller quelques-uns de ses amis : l'écureuil, le hérisson, mais elle n'y parvint pas.
    « Bon, se dit-elle, puisque tout le monde dort et même Hector, le grand ours, je vais en profiter pour le taquiner. » Elle s'approcha doucement du museau d'Hector et souffla très fort.
    Celui-ci, qui ne dormait que d'un œil, poussa un grognement de mécontentement si impressionnant que l'hermine devint blanche de peur et s'enfuit à toutes pattes.
    Cependant, en se promenant ainsi le poil tout blanc, elle s'aperçut qu'on ne la remarquait pas et pouvait facilement échapper au loup et au renard.
    C'est pourquoi maintenant l'hermine garde son manteau blanc l'hiver en se faisant peur toute seule.

     


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  • Bonne semaine à tous !

     

    Une semaine de légendes d'ici ou d'ailleurs.

     

    La momie de l'église Saint Thomas.

    L’église Saint Thomas est l’une des nombreuses curiosités de Strasbourg. Les visiteurs peuvent y admirer le fameux mausolée du maréchal Maurice de Saxe mais le sacristain, guide de cette église, les invite aussi à descendre dans les caveaux.

    Là, au centre de la pièce, ils découvrent un cercueil de verre dans lequel repose le corps embaumé d’une jeune fille. Habillée de sa robe de mariée, elle porte encore ses bijoux. Sa tête repose entourée de fleurs d’oranger. La jeune fille est très bien conservée mais pourtant le spectacle est hideux. D’une maigreur effrayante, la défunte ébauche un sourire affreux. Ses yeux enfoncés dans leurs orbites et ses joues extrêmement creuses font ressortir son nez qui parait beaucoup plus long.

    Cette scène fait régulièrement fuir les curieux qui préfèrent sortir au lieu d’écouter le sacristain leur raconter l’histoire de la jeune et charmante comtesse de Nassau qui décéda au moment de son union avec un noble chevalier alsacien.


    Une ancienne légende raconte que la momie de l’église de Saint Thomas revient à la vie en hiver, lors des bals. Chaque année on peut l’apercevoir virevoltant au milieu des danseuses. Elle a coutume d’apparaitre au bal donné au profit des pauvres. La jeune comtesse fiancée, morte il y a de ça trois siècles, valse avec un entrain endiablé au bras d’un cavalier. Aucun doute c’est bien elle, sa robe blanche, ses bijoux ainsi que sa maigreur squelettique, sa bouche grimaçante et ses yeux perdus dans leurs orbites en attestent. Echappée de son cercueil, elle danse, elle tourbillonne et offre son affreux sourire à qui la regarde.

     

    Église Saint Thomas



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