• Bon jeudi !

    Pensée du jour :

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    Il y a bien longtemps, quand le monde était très jeune et que les hommes n’avaient pas encore émergés, aucune fleur n’égayait la prairie. Seuls y poussaient des herbes et des buissons gris-vert.
    Mère Terre était bien triste, car sa robe manquait de relief et de couleurs.
    Elle avait tant de fleurs dans le cœur : des bleues comme le ciel, des blanches comme la neige, des jaunes comme le soleil brillant de midi, des fleurs rose tendre comme la naissance de l’aube un jour de printemps. Toutes, elle les portait en elle, mais aucune ne venait fleurir sa terne robe grise

    Comprenant sa tristesse, une petite fleur décide de prendre place sur sa robe afin de la rendre plus belle. Elle entreprend le long chemin dans les couloirs sombres et humides du ventre de la terre et s’installe sur la prairie. Mais lorsque le Démon du Vent l’aperçoit, il se met à gronder ; « je ne veux pas cette jolie fleur sur mon terrain de jeux »
    Hurlant et rugissant il se précipite sur elle et souffle sa flamme de vie. Mais l’esprit de la petite fleur regagne bien vite le cœur de la terre.
    D’autres fleurs, courageuses, sortent à leur tour, mais le Démon du Vent, déchainé les tue l’une après l’autre.

    Vient le tour de la malicieuse églantine, rose sauvage des prairies. Courageusement elle se glisse dans les couloirs sombres et humides du ventre de la terre. Elle s’installe confortablement sur la prairie, arrange sa robe, s’appuie contre un vieux buisson content de lui faire une petite place, s’accroche à ses branches avec ses multiples épines et attend. Le Démon du vent aperçoit bientôt Eglantine et se précipite sur elle en hurlant. Elle est bien jolie mais je ne veux pas d’elle sur mon terrain de jeux. Il s’élance, grondant, soufflant de violentes bourrasques. Eglantine s’accroche au vieux buisson, elle frissonne et très vite son parfum subtile embaume l’air et atteint le Démon du vent. Il recule, il revient doucement, il s’enroule dans ce voile parfumé.

    Son parfum est doux, je ne peux ôter la vie à une si jolie personne qui sent si bon. Il faut qu’elle reste ici, avec moi. Il faut que j’adoucisse ma voix, que je lui susurre de douces chansons. Il ne faut pas que je l’effraye avec mon terrible vacarme.
    Et le Démon du vent se change en Zéphyr. Il fait sa cour à l’églantine. Il envoie de douces brises sur la prairie. Il fredonne de jolies chansons. Il a cessé d’être un Démon !
    Alors Eglantine appelle toutes les autres fleurs, qui à leur tour font le voyage
    pour venir habiller la prairie. Les bleues …. Les blanches…les jaunes….les roses…..
    Et c’est ainsi que grâce à la malicieuse et courageuse églantine, la terre est désormais habillée de si belles couleurs.

     


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  • Bon jeudi !

    Pensée du jour:

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    Légende-l'aubépine en Lorraine...

      

    Savez-vous comment, en Lorraine, il était possible de pénétrer, autrefois, dans les demeures souterraines des fées ? Tout simplement en s'y introduisant par ces gros trous qui son parfois dissimulés sous des souches d'aubépine. C'est du moins ce qu'affirmait, à Landaville (Vosges), la légende des fées de Féyelles. Pourquoi sous des souches d'aubépine ? Pourquoi l'aubépine ?
    Rappelons d'abord que, dans la tradition populaire, comme chez les Grecs et les Romains, cette plante était sacrée. Un récit d'origine celtique raconte que Joseph d'Arimathie, rapportant avec lui le Graal, s'était rendu en Angleterre. De son séjour sur l'île on montrait le buisson miraculeux d'aubépine qui poussait à Werary-all Hill, tout près de la ville de Glastonbury. La légende affirmait que c'était le bâton qu'il avait planté en cet endroit qui fleurissait régulièrement tous les ans, la veille de la Nativité. En Lorraine, une autre légende raconte que la Sainte-Vierge, après avoir lavé et rincé les langes de son fils, voulut les étendre sur le pré voisin afin qu'ils s'imprègnent, en séchant, du parfum de nombreuses fleurs champêtres. Hélas ! Les autres femmes l'avaient devancée et toute la place était prise. Alors, la pauvre mère dut se résoudre à les étendre sur une vilaine haie d'aubépine, pleine d'épines et sans fleurs. Mais miracle ! Quand elle voulut reprendre son linge, l'aubépine avait fleuri et la haie était devenue immaculée ! En plus, une odeur indéfinissable s'en dégageait...
    La tradition prétendait également que la foudre ne la touchait jamais, qu'elle servait à protéger les animaux et à conjurer les sorts et qu'elle était invoquée par les guérisseurs au moyen de nombreuses oraisons secrètes.
     

     


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  • Bon week end !

    Pensée du jour :

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     Ma participation au "Tableau du samedi" chez Lady Marianne: 

     http://www.ma-chienne-de-vie.com

    Thème-maternité: choix d'Amande Douce

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    William Bouguereau, est un peintre français représentatif de la peinture académique, né le 30 novembre 1825 à La Rochelle où il est mort le 19 août 1905. 

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    Admiration maternelle


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  • Bon vendredi !

    Pensée du jour:

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    Elles étaient si bien, dans le fond de l'étang, les petites larves. Elles formaient un groupe de trois amies, inséparables. Elles n'étaient pas les seules, bien sûr, il y en avait d'autres. Elles avaient d'ailleurs remarqué que, de temps en temps, certaines quittaient l'étang, s'élevant et disparaissant à tout jamais. Que leur arrivait-il donc ? Parlant de tout cela, nos trois amies se firent l'une à l'autre la promesse que, si un jour cela leur arrivait, elles feraient signe aux autres pour les informer de ce qui se passe là-haut.

    Et ce jour arriva. L'une d'entre elles s'éleva, s'éleva... Elle tomba dans un profond sommeil et lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle découvrit un monde merveilleux : soleil, arbres,fleurs... Elle avait quitté l'étang. Et quelles transformations en elle ! Elle avait même des ailes toutes transparentes. Elle qui, jusque-là, n'avait fait que nager entre deux eaux pouvait maintenant voler en plein ciel. Après ce moment d'immense joie, elle se souvint de sa promesse. Elle voulut faire signe à ses amies. Avec sa petite tête, elle fit des ronds sur l'eau, comme si des gouttelettes tombaient à la surface. Les amies du fond de la mare les remarquèrent. «Que se passe-t-il donc ? Il ne pleut pas, et pourtant, il y a les petits cercles... » Notre amie, voyant qu'elle n'était pas comprise, essaya une autre technique : elle se mit à cueillir des feuilles et les sema à la surface. « Tiens, voilà maintenant des feuilles qui tombent, et ce n'est pas encore l'automne... » Comment donc communiquer si aucun des signes n'est compris ? se demande notre évadée. Fallait-il qu'elle plonge elle-même ? Mais ses copines larves n'avaient jamais vu une libellule. Elle n'aurait pas cru que c'était l'ancienne larve qui leur rendait visite.

    Décidément, il n'est pas facile de parler aux autres d'un lieu où ils n'ont pas encore été. Il faudra donc que ses amies attendent leur propre transformation pour comprendre.

     



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  • Bon jeudi !

    Pensée du jour:

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    C’était au début du printemps.
    La Déesse - Nature jeta un coup d’œil sur la Terre et aperçut un immense domaine royal, entouré d’un jardin aussi large où il ne poussait que des chardons. Au milieu de son jardin, le Roi-Maître, qui s’appelait “ Lys ”, regardait d’un air chagrin autour de lui et pleurait. Il aurait volontiers offert une bonne partie de sa fortune si même une fleur s’était épanouie dans son jardin.
    Attendrie par sa souffrance, la Déesse décida d’accomplir ce désir mais pas avant qu’il fasse preuve d’humanité envers ses prochains. Ainsi, un jour, une envoyée de la Déesse, pareille à une pauvre vieille femme fatiguée par les années, s’arrêta à la Cour Royale en demandant asile et soin. Le Roi fut profondément touché par sa requête.
     

     

      

     

    On savait qu’une sorcière lui avait préparé une potion-miracle pour une jeunesse et une vie éternelle, avec la consigne de ne jamais se séparer de la liqueur. Mais sans hésiter, le Roi l’offrit à la petite vieille. Le lendemain, elle avait disparu comme par enchantement.

    Rêveur, le Roi se promenait à travers son jardin et il fut étonné de voir à la place de la forêt de chardons, des milliers de feuilles vertes. 

     

    La deuxième envoyée de la Déesse fut une très belle fille qui était aussi la plus pauvre de la contrée. Avait sonné l’heure de son mariage. Mais il lui était impossible de s’acheter la robe de cérémonie. De nouveau généreux, le Roi lui en fit don. Sa blancheur était d’un éclat sans pareil et les plis la rendaient si ample que deux pages devaient la tenir. A l’aube, la jeune fille n’était plus là.
    A sa place, dans le jardin, à côté des feuilles, il y avait des fleurs blanches et étincelantes dont les pétales ressemblaient aux plis de la robe de mariée.
    Le jardin royal devint un vrai paradis.

     

    Une raison de plus pour que les ennemis du Roi se préparent à le détruire ! Mais la Déesse-Nature veillait toujours sur lui et, de plus, elle était très contente de la noblesse qu’il avait prouvé devant la souffrance humaine. Voilà pourquoi elle dota les fleurs d’un parfum si fort qu’à la tombée du jour, quand les ennemis s’approchèrent du jardin, ils s’endormirent sur place. De bon matin, ils partirent honteusement, sans jamais penser à toucher les fleurs royales.  

     

    Dès lors, il y eut sur la terre : le Lys, cette fleur fort parfumée, d’un blanc étincelant, si délicate et tendre, comme les faits du Roi Lys, dans le jardin duquel la Nature l’a planté pour la première fois.   

     

     


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