• Bon vendredi !

    Pensée du jour:

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    La légende de l'Edelweiss

    "Il y a bien, bien longtemps de cela, dans notre ciel de Tarentaise, brillait une étoile merveilleuse. Pendant leurs longues veilles, les bergers la cherchaient des yeux, car cette brillante étoile avait le pouvoir magique d'exaucer le voeu que lui faisait le premier qui l'avait aperçue. Mais cette étoile, depuis si longtemps qu'elle était là-haut, au firmament, s'ennuyait.

    Dans le même temps lointain, un petit prince régnait sur la Tarentaise, et ce prince avait un gros, un très gros souci. Il possédait bien des trésors admirables, des rubis, des bijoux, des joyaux, tous plus riches et plus beaux, mais il avait rêvé de joindre à ses trésors cette étoile si belle qui brillait au ciel.

    Or, parmi ces bergers qui gardait leurs troupeaux sur les plus hauts alpages, près du Miravidi, il en était un qui, mieux que les autres, savait parler à l'étoile. Il était son ami et passait des nuits à la contempler; on l'appelait d'ailleurs '' l'Amoureux de la belle étoile''. Le prince, l'ayant appris, fit appeler le berger, lui confia sa peine et lui demanda d'inviter l'étoile à venir dans son château. Et le pâtre, en tremblant, transmit à son Etoile la prière du petit prince.

    A cette audacieuse proposition d'un pauvre humain, la cour céleste se réunit. La Reine des Astres gourmanda l'Etoile, tentant de lui faire comprendre que ce serait folie d'écouter la prière d'un mendiant terrestre, ce mendiant fût-il un prince. Rien n'y fit, la Belle Etoile, je l'ai dit, avait du vague à l'âme... et s'ennuyait au milieu des constellations. Elle consentit donc, malgré les objurations de sa Reine, à exaucer le voeu de son berger et, d'un trait, elle piqua vers lui.

    Lors, la Reine des Astres parlant à ses sujets des cieux ordonna ce qui suit: ''Une étoile infidèle, oubliant qu'elle était grâce à moi la plus belle, s'est un jour abaissée à sourire aux mortels. Cette injure faite à nos soeurs appelle un châtiment sévère. La coupable, bannie de notre ciel pour l'éternité, devra demeurer dans les sommets déserts, affronter les pires hivers et vivre en solitude, revêtu d'une simple robe blanche''.

     C'est ainsi qu'un beau jour, sur les Alpes, naquit dans les rochers abrupts et tout au pied des glaces, cette Etoile arrachée aux infinis espaces, faite de laine blanche et de pistils légers qu'on appelle ''edelweiss'', compagne des bergers."


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    Pensée du jour:

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    La Légende du Perce neige

    Lorsque Dieu créa le monde, il consacra un jour entier à créer les végétaux. Les arbres bien sûr,les herbes aussi, les grandes et les petites,les aromatiques et les médicinales,celles qui nourissent et celles qui empoisonnent en celle qui sont jolies avec leurs fleurs

    Mais ce jour là il se mit aussi à créer 

    le vent pour faire bruisser les feuilles,

    la pluie pour abreuver toute cette végétation

    et puis vint le tour de la neige

    Alors là le Bon Dieu s'est trouvé un peu à court d'inspiration "quelle couleur vais je bien pouvoir lui donner se dit il ?" un ange lui chuchota à l'oreille "Dieu  ! et si vous la laissiez choisir?"

    Mais oui bien sûr ,aprés tout pourquoi pas!

    "Alors dis moi Neige de quelle couleur veux tu être?"

    mais je ne sais pas moi c'est difficile comme question ça!

    alors Dieu dans sa grande sagesse lui dit

    "oui c'est un peu vrai ,alors voilà ce que tu vas faire promene toi par monts et par vaux et quand tu verras une couleur demande à celui qui la porte s'ilaccepte de la partager avec toi et immédiatement tu adopteras cette couleur"

    et la neige partit immédiatement à travers la nature

    devant elle s étalait à perte de vue une vallée verdoyante et  lumineuse  

    en voilà une jolie couleur! demandons à l'herbe si elle veut bien partager sa couleur

    mais l'herbe n'était pas d'accord 

    "tu te rend compte si tu recouvre tout de vert ,les prés, les arbres et les rivières gelées  tu me seras supérieure  non, non je ne partage pas"

    La neige alors croisa la timide violette ,

    "dis moi veux tu partager ta couleur avec moi?"

    "Ah! mais ça n'est pas possible, ma couleur c'est la seule chose qui me rend un peu visible moi qui suis si petite et si timide si tout devient violet c'est sûr personne ne me verra plus du tout

    La neige croisa aussi la Rose et à sa question la Rose un peu hautaine répondit

    "Mais n'y pense même pas, je suis la reine des fleurs, ma couleur doit être unique ou presque, pas question d'en recouvrir la nature toute entiére

    La neige rencontra aussi le tournesol même question ,même réponse .

    Alors un peu  lasse la neige se posa à l'orée d'une forêt ,elle se demandait "mais de quelle couleur vais je bien pouvoir me revêtir ? Quand elle posa les yeux à côté d'elle et s'aperçut qu'une toute petite fleur éclaboussait de sa blancheur le vert des prés

    La neige sans conviction posa une fois de plus sa question

    "Partagerais tu ta couleur avec moi petite fleur?"

    "Oui bien sûr pourquoi pas?"

    "Ah bon ! tu es sûre "

    "Oui oui je veux bien"

    Alors la neige toute contente d'avoir enfin trouvé une couleur promis à la petite fleur qu'au plus fort de l'hiver elle serait la premiere et qu' elle seule aurait le privilége d'annoncer la fin de l'hiver  en perçant le manteau de la neige et qu'ainsi on l'appellerai Perce Neige.

     

     


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  • Bon jeudi !

    Saint Romain

    Dicton du jour:

    Ciel clair à la saint Romain, c'est beaucoup de bien et de bon vin.

    Pensée du jour:

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    La légende de la primevère

    La légende que je vais vous raconter concerne surtout la variété sauvage, dont les fleurs, de couleur jaune, sont disposées de telle façon qu'elles font penser à un trousseau de clefs.

    D'après cette légende, Saint Pierre, le gardien de la porte du ciel, faisait un jour tranquillement sa sieste, lorsqu’il entendit un bruit venant de la porte de derrière. Quelqu'un essayait de s'introduire furtivement au ciel au lieu de frapper à la porte d'entrée, dont il gardait les clefs.

    Saint Pierre se leva brusquement pour aller voir ce qui se passait, Mais il était encore un peu ensommeillé, les clefs lui tombèrent des mains et se retrouvèrent sur la surface de la terre. Alors, ô miracle les clefs prirent racine et donnèrent naissance à une belle plante aux fleurs jaunes. Le printemps venait de commencer et ces fleurs étaient les premières de la saison, on les a donc appelées primevères.

     

    Comme d'après la légende ces fleurs sont nées du trousseau des clefs de Saint Pierre, dans certains pays, comme l'Angleterre, on les connait encore sous les noms de "fleurs des clefs" ou "herbe de Pierre"; en Allemagne on les appelle "petites clefs du ciel"

     


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  • Bon mercredi !

    Sainte Honorine

    Dictons du jour:

    À la sainte Honorine, bourgeonne l'aubépine.
    Gelée du jour sainte Honorine, rend toute la vallée chagrine.

    Pensée du jour:

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    La légende de la violette

    Une légende celte parle d'un roi des glaces, vivant seul au fond d'un immense palais de neige où tout été congelé et sans vie. Fatigué de sa solitude il envoie ses courtisans chercher la plus jolie des jeunes filles, pour lui rendre le bonheur. Ils rencontrent la toute timide Violette et la présentent au roi qui aussitôt en tombe amoureux. Bien que  de tempérament sévère et sans cœur 
    notre roi de Glace s'adoucit peu à peu sous l'influence de Violette et  il promit alors  à son peuple de laisser la rigueur de l'hiver disparaître pendant la moitié de l'année.
    Violette le pria alors de la laisser rejoindre son peuple à cette époque là .Par amour pour elle, il accepta,  à la seule condition qu 'elle n'y retourne que sous la forme d'une fleur, au printemps, et le rejoigne dans son royaume glacé l'hiver.

     


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  • Bon vendredi !

    Sainte Isabelle

    Dictons du jour:

    Le temps qu'il fait le jour de la sainte Isabelle, dure jusqu'aux Rameaux.
    Neige à la sainte Isabelle, fait la fleur plus belle.

    Pensée du jour:

    La légende du coquelicot

    On dit que ces belles fleurs rouges que l'on voit à travers les champs et les plaines sont ressorties de la douleur d'une mère. La légende folklorique roumaine dit qu'une fois, il ya longtemps, une pauvre veuve et mère avait un fils unique qu'elle aimait comme ses yeux. Celui-ci était bon, dévoué et obéissant à sa mère et à la sainte Évangile. Un jour, n'ayant plus rien à manger dans sa maison et ne sachant quoi offrir au garçon, elle prit une serviette brodée, (un cadeau de sa mère depuis qu' elle s'est mariée) et la donna, joliment pliée, à son garçon. Ensuite elle l'envoya dans un autre village, chez une parente, pour qu'elle lui donne un peu de farine de maïs et une boule de fromage.

    Mais la hutte de la veuve était à la périphérie du village et aller dans l'autre village, il fallait traverser une grande et sombre forêt, ensuite une plaine et puis après, une colline et une vallée complètement déserte.

    Le cœur de la femme tremblait de souci quand elle pensait qu'il y avait un long chemin pour son pauvre fils, qui, à cause de la pauvreté et la faim tenait à peine sur ses jambes branlantes, mais que fallait-il faire? Elle a fait une croix, a mis l'enfant se signer lui aussi, dire un «Dieu merci» et il prit la route.

    Le garçon était parti lorsque le soleil était haut, dans le ciel et maintenant, c'était le début du crépuscule et le pauvre enfant ne venait pas. La pauvre mère sortait sur le pas de la porte, mettait la main au-dessus des yeux et regardait l'horizon. Le fils, nulle part.

    Si elle a vu que le soleil se couchait et aucune âme vivante ne se voyait à vue d’œil, elle tira le fichu sur la tête, fixât la porte de la maison, et plutôt morte que vive, elle partit trouver la trace de son fils. Elle alla d'abord plus lentement, traversa la forêt et sortit dans la plaine.

    De temps en temps, elle appelait le nom de son fils en pleurant, juste pour qu'il lui réponde, mais la forêt était muette comme la tombe. Alors une peur de mort la saisit et elle commença à courir à travers tout le champ de chardons et là où elle mettait le pied, il s'enfonçait dans les chardons et elle le sortait plein de sang. Mais elle ne sentait rien, car dans son âme il n'y avait que l'amour pour son enfant égaré, ou, que Dieu nous en garde, mangé par les bêtes sauvages de la forêt.

    Et elle courrait, la pauvre, de toutes ses forces et à chaque pas le sang coulait de ses pieds pleins d'épines et la où une goutte de sang tombait, une grande fleur rouge apparaissait jusqu'à ce que toute la plaine s'y remplit. Et lorsqu'elle criait avec amertume:"Ionică, Ionică", elle entendit au-delà de la colline, une voix faible d'enfant venue comme de loin, qui disait: «maman, maman».

    La femme ne sentit plus de mal à monter la colline, ni la vallée escarpée et en un instant elle se trouva auprès de son enfant où elle tomba par terre. Après qu'elle revint à ses sens, elle prit son fils dans ses bras et se dirigea avec lui vers la maison. Mais quand elle dût traverser de nouveau la plaine, il y avait partout des fleurs rouges.

    Depuis lors on dit qu'il y a les coquelicots sur la terre.

     


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