• Bonne semaine à tous !

    Saint Daniel

    Dicton du jour:

    Tel temps à la St Daniel, même temps à Noël.

     

    Les deux sapins de la Sainte Aurélie 

    Il y a de delà cent ans, dans la bonne ville de Strasbourg, le soir de Noël, un enfant nommé Hans errait de porte en porte:

    il frappait et disait :

    Voulez-vous mes deux petits sapins ? Vous y attacherez des boules d’or et des étoiles de papier… C’est bien amusant pour les enfants…

    Mais à chaque maison, les gens lui répondaient :

    Il est trop tard, il y a longtemps que les arbres de Noël sont achetés !... Passe l’an prochain !

    Et l’enfant se désespérait, car il n’y avait pas de pain chez lui. Son père était très vieux, sa mère malade, et les deux autres enfants au berceau. Après bien des demandes et bien des réponses indifférentes ou dures, il se trouva devant la maison d’Eidel le jardinier. A-t-on jamais eu l’idée de vendre des sapins à l’homme dont c’est le métier de les faire pousser ? Le pauvre innocent frappa et la grosse voix d’Eidel lui répondit :

    Qui frappe à pareille heure ? L’enfant n’osa répondre.

    Mais qui frappe chez moi quand je veux être en paix ? reprit Eidel et ses sabots claquèrent sur le plancher. Il ouvrit sa grande porte, et l’humble quémandeur aperçut un arbre magnifique, tout rutilant, tout chargé de richesses et qui jeta sa vive lueur jusque dans la rue déserte. Et trois enfants assis près d’un bon feu regardaient au foyer la dinde de Noël qui cuisait dans son jus.

    Qu’est-ce que tu veux, petit ? demanda Eidel, tu as l’air d’un béjaune avec tes deux sapinots rabougris ! L’enfant se tenait tout triste parce qu’il comprenait que sa dernière espérance s’était envolée

    Le froid entre chez moi, reprit le jardinier. Parle vite ou je te ferme la porte au nez !
    C’était un homme qui avait le ton bourru. Autant dire qu’il était bon. Il regarda le déshérité qui avait l’âge de ses enfants, et qui, pieds nus dans la neige, n’osait même pas lever les yeux. Il parla d’une voix radoucie.

    Que veux-tu ? Je te donnerai suivant mon possible…

    Vendre mes deux sapins, pour Noël… mais le vôtre est bien plus beau.

    N’importe ! dit Eidel. Donne-les moi !

    Et il alla quérir une pièce d’or qu’il gardait en réserve dans un tiroir. Ce que voyant, le pauvre petit ne pouvait en croire ses yeux, et pensait que l’homme se moquait de lui.
    Mais les enfants lui donnèrent chacun une cuisse de la dinde, et la mère, dans un bol, une part de bonne soupe chaude, et le chien aussi fut aimable pour lui et lécha bonnement ses mains rougies par le froid. Alors, il osa croire à sa joie, il remercia du mieux qu’il put et rentra chez lui, heureux comme une alouette au printemps.
    Cependant Eidel, qui n’aimait pas les attendrissements, jeta dans un coin les deux sapins du pauvre, et se mit à table.
    Le repas fut bon, la dinde bien cuite, le vin bien frais, puis chacun s’en fut se coucher.

    Le lendemain matin, jour de Noël, les enfants d’Eidel se battaient dans la neige, en attendant l’heure de la messe, ils prirent les deux arbustes et par jeu, pour imiter leur père, s’en furent les planter derrière l’église.
    Et les cloches sonnèrent. La foule prit place dans la nef et les bas-côtés. Les chants célébraient la gloire du Sauveur des hommes, et le jardinier se disait qu’on n’est jamais trop bon pour les enfants pauvres, puisqu’ils sont les frères véritables de celui qui est né dans une étable parce qu’on ne voulait de lui nulle part.
    Mais quand la messe fut dite, quand les cierges furent éteints, l’encens dissipé, l’église déserte, la foule sur la place cria au prodige.

     Deux sapins hauts comme le clocher, aux troncs tout droits comme des mâts de navire, aux branches vastes et lourdes, s’élevaient au ciel.
    Et dans l’air pur de Noël, les oiseaux chantaient la gloire des charitables : de ceux qui aiment leur prochain.
    Et l’on vit la colombe d’un vitrail s’animer soudain, voler au faîte de chaque sapin, battre les ailes par trois fois et revenir prendre sa place au vitrail chrétien.

     


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  • Bon vendredi !

    Ma citation du jour:

    Légende d'Alsace

    La dame blanche du Haut-Koenigsbourg
    Évidemment, un château comme le Haut-Koenigsbourg ne pouvait pas se dispenser de sa dame blanche ! La légende dit que, toujours vêtue de blanc mais coupable d'une faute aussi grave qu'inconnue, elle vient hanter le château. La nuit de la Saint Sylvestre, elle en fait trois fois le tour et monte au donjon où elle contemple la plaine ; elle rit si l'Alsace connaît des jours heureux, pleure quand elle voit son pays dans le malheur et appelle sur lui la bénédiction divine.

    Château du Haut-Koenigsbourg


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  • Bon jeudi !

    Ma citation du jour:

    Légende d'Alsace

    La Femme de la Pluie
    Dans la haute vallée de la Bruche, on voit apparaître une femme coiffée d'un chapeau de paille et tenant en main un râteau. On l'appelle la Femme de la Pluie, elle se fait voir quand le temps va changer. Ce serait une servante du château de Salm qui partit un jour avec toutes ses richesses. Elle fut retrouvée et exécutée mais pas les trésors qu'on chercha longtemps sans succès, et elle passe l'éternité en météorologue pour expier sa faute.

    La haute vallée de la Bruche


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  • Légende de ma Lorraine

    Bon jeudi !

    Ma citation du jour:

     

    Les étoiles de la colline de Sion

    La colline de Sion (ou colline de Sion-Vaudémont) est une colline située
    dans le pays du Saintois, dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine.
    De par son histoire, son pèlerinage et sa topographie, elle est un lieu majeur
    du tourisme Meurthe-et-Moselle.

    La légende: Une jeune princesse de la noble maison de Vaudémont avait
    une dévotion singulière envers Notre Dame de Sion. Elle s'en revenait un jour,
    à cheval, du sanctuaire vénéré et traversait le bois qui couvre une partie du plateau,
    quand elle se vit, tout à coup, poursuivie par un jeune seigneur dont elle avait
    lieu de suspecter les intentions. Elle voulut chercher son salut dans la fuite,
    piqua sa haquenée (Une haquenée est un cheval ou une jument destinée
    autrefois aux dames) qui s'emporta et arriva en un instant sur le bord à pic
    de la montagne. En présence de cet autre danger, la retraite étant
    probablement impossible, la princesse n'hésita pas un instant, se recommanda
    de nouveau à la Vierge, sa protectrice, et s'élança dans le vide. On dit que
    la jeune fille n'éprouva aucun mal d'un trajet si périlleux, et qu'elle fut ainsi miraculeusement sauvée. On ajoute que les pieds du cheval marquèrent
    l'empreinte de leurs fers sur les rochers placés au bas de la côte, et qu'on voyait
    encore ces empreintes il n'y a pas bien longtemps. Alors que le vil
    poursuivant de la princesse de Vaudémont s’apprêtait à effectuer le même saut,
    la Vierge prit une poignée d’étoiles dans le ciel et les jeta au visage du seigneur
    et de son destrier. La monture aveuglée, se cabra et rebroussa chemin avec
    son cavalier sur le dos. C’est ainsi que l’on trouve encore aujourd’hui des
    étoiles sur le sol.

    Notre Dame de Sion

    Légende de ma Lorraine


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  • Une légende de ma Lorraine

    Bon jeudi !

    Ma citation du jour:

    A Toul est produit un vin que l’on appelle « le gris de Toul ». Un jour Saint Vincent ,
    patron des vignerons décida de visiter le village de Lucey.


    Il apprécia la façon dont les habitants entretenaient leurs vignes.

    Lors de son inspection, personne ne l’avait reconnu. Fatigué par sa longue marche, il alla frapper
    à une maison à l’entrée du village, mais personne ne répondit.

    Il entra dans la maison et vit une cruche sur une étagère, ayant soif il se versa une grande rasade
    de ce nectar et le trouva fameux.

    Dehors un oiseau chantait de sa plus belle mélodie. Ayant reconnu le Saint, l’oiseau se posa sur sa main.
    Curieux Saint Vincent lui demanda :

    - Qui es-tu bel oiseau ?
    - Je suis une linotte et je chante pour les vignerons qui sont dans leurs champs.
    - Que me veux-tu ?
    - Je suis triste car tu peux le voir ma robe est grise et terme. Je veille fidèlement sur les
    vignes et n’en suit pas récompensée comme le rouge gorge qui lui porte un plastron orangé décoré
    par le Christ et le chardonneret est l’emblème de la province.

    - C’est fâcheux, que puis-je faire pour toi ?
    - Me donner une récompense.
    Saint-Vincent lui dit : goute ce vin que tu gardes fidèlement.
    L’oiseau s’exécuta, mais en plongeant son bec dans la cruche, il glissa et sa poitrine effleura la surface
    du vin.La gorge de la linotte formait une collerette bleutée.

    Le Saint lui dit : Tu as toi aussi obtenu une décoration.
    L’oiseau tout heureux remercia le saint et s’envola
    Depuis ce jour la linotte de vigne a cette magnifique tache de la couleur du vin qui la
    distingue des autres oiseaux.

    Une légende de ma Lorraine


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