• Bon jeudi !

    Saint Roch

    Dicton du jour:

    De saint Roch la grande chaleur, prépare du vin la couleur.

    Pensée du jour:

    Légende d'Alsace

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    Le Lindenschmitt.

     

     

    Vers 1380, un chevalier peu fortuné et sans terre s'empare par la force du château de   Loewenstein, site délaissé par la famille Ochsenstein.
    Pour survivre, le chevalier, accompagné par une bande de coupeurs de gorges, rançonnent tous   les voyageurs et passants circulant sur son territoire.
    Afin de cesser les pillages et rendre le calme à cette région, une armée est levée contre lui. Les   cavaliers le pourchassent à chacun de ses larcins. Curieusement, ils restent introuvable. Des   limiers sont recrutés pour suivre les traces laissées par sa monture, mais ils ne réussissent   jamais à comprendre sa direction.
    On prétend qu'il disparaît dans la roche, ou qu'il s'évapore comme un nuage. La légende du chevalier prend forme. Certains pensent que ce cavalier a fait un pacte avec Satan, d'autres   affirment que c'est un fantôme.

    Mais nul ne sut la vérité pendant des siècles. Le château fut maudit et la contrée fut isolée du   monde.
    On découvrit finalement le secret de ses disparitions : il ferrait ses chevaux à l'envers.Les traces allaient dans le sens inverse de sa direction. 

    Le Lindenschmitt est aussi appelé le Lœwenstein, ou encore le Linkenschmidt (le forgeron   gaucher).

    Ruines du château de Lœwenstein


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  • Bon vendredi !

    Sainte Lydie

    Dicton du jour:

    Tels les trois premiers jours d'août, tel le temps de l'automne.

    Pensée du jour:

    Légende de Lorraine

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    Comment naquit l’amanite

    Il y a bien longtemps, au cœur d’une forêt profonde de Lorraine, s’élevait un magnifique château. La châtelaine était une dame d’une merveilleuse beauté et elle vivait dans une grande richesse, servie par une nombreuse domesticité.

    Tout le monde ignorait qu’elle était fée. En tant que telle, elle ne pouvait, à son grand regret, prendre mari. Elle en conçut une jalousie féroce à l’égard de ses sœurs humaines et une horrible vengeance fermenta dans son cœur.

    Lorsqu’un chevalier égaré dans les bois touffus se présentait au château pour y quêter l’hospitalité, elle le recevait avec tous les honneurs dus à son rang. Elle lui offrait un somptueux banquet. Des mets délicieux et rares circulaient dans de la vaisselle d’or et les vins les plus capiteux resplendissaient comme des rubis dans des coupes de cristal de roche.

    A la fin du repas, alors que le chevalier, ébloui par tant de luxe et de beauté, se précipitait aux genoux de la dame, elle lui présentait une dernière coupe dans laquelle elle avait versé un poison violent, fruit de sa machiavélique industrie.

    Alors, avec un sinistre éclat de rire, la belle laissait le chevalier expirer à ses pieds dans d’atroces souffrances.

    Un jour, le fils du roi se présenta au château. Il y subit le funeste sort de ses infortunés prédécesseurs.

    Cette affaire s’ébruita et parvint aux oreilles de la reine des fées. Celle-ci se fâcha tout rouge et, pour punir la criminelle, la métamorphosa, d’un coup de baguette magique, en champignon.

     Et ce champignon continue à distiller le poison implacable inventé par la cruelle fée. Voilà pourquoi, à l’ombre des grands bois, vivent les belles et sinistres amanites phalloïdes.

    Amanites phalloïdes 

     

     

     

     

     

     

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  • Bon jeudi !

    Saint Julien

    Dictons du jour:

    Saint Julien brise glace ; s'il ne la brise, il l'embrasse.
    Si le jour de saint Julien est trouble, il met le vin au double.

    Pensée du jour:

    Légende de Lorraine

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    Les moines de l'étang de Lindre

    Un soir d’automne, un bûcheron, la cognée sur l’épaule, regagnait son logis en longeant la rive de l’étang de Lindre.

    Il fit une halte un instant devant une rustique croix de bois. C’est alors qu’il entendit un étrange chœur, psalmodiant l’air du Dies irae

    Il se retourna : la brume, déchirée en longs voiles, flottait sur les eaux sombres. Les voix se rapprochaient, et la silhouette d’un moine émergea de l’étang. Un deuxième moine apparut, suivi d’un troisième, d’un quatrième et de plusieurs autres.

    L’homme, terrorisé, ne bougeait mie

    La longue file des moines passa, capuchon baissé sur le visage, psalmodiant toujours le funèbre cantique, dans lequel le témoin crut comprendre ces paroles : « Nous sommes les moines de l’étang… ». Et puis les fantômes s’effacèrent dans le noir de la forêt.

     Le bûcheron rentra chez lui. Ruminant la chose, il pensa avoir rêvé, si bien que le lendemain soir, il résolut de retourner sur le lieu de sa vision.

    La cognée sur l’épaule, il partit dans la nuit tombante. Mais nul ne le revit.

     Plus tard, bien plus tard, des pêcheurs ramenèrent dans leur filet, le cadavre du malheureux, vêtu d’une bure de moine.

    L’étang de Lindre est un étang situé près de Dieuze au sud-est du département de la Moselle sur le plateau lorrain et la source de la Seille, un affluent de la Moselle donc sous-affluent du Rhin. Le domaine de Lindre avec ses environs est classé site Natura 2000 et bénéficie de la désignation site Ramsar depuis le 2 février 2003. 



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  • Bon vendredi !

    Sainte Nathalie

    Dicton du jour:

    A la Sainte Nathalie, tout est joli.

    Pensée du jour:

    Légende de Lorraine

     

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    Le lac de la Maix

    Autrefois, le lac de Maix n’existait pas, et à son emplacement actuel s’élevait une chapelle et un ermitage.

    Tous les ans, le dimanche de la Fête-Dieu, on venait en pèlerinage. On y accourait de Senones, de Saint-Dié, de Baccarat, et même de la plaine d’Alsace.

    Après messe et cantiques, les pèlerins se détendaient en mangeant un morceau et en buvant un verre de vin avant de prendre le chemin du retour.

    Mais peu à peu, offices et prières diminuèrent, tandis que les réjouissances augmentaient. Bientôt, on y vint surtout pour boire et manger, et même pour s’amuser. Si bien que les moines eux-mêmes négligeaient leur service et, en compagnie des faux pèlerins, passaient la plus grande partie de la journée en ripailles et beuveries. On y dansait aussi au son de la vielle et du violon.

    Une fois, la cloche de la chapelle eut beau sonner l’office, son tintement argentin ne couvrit pas les bruits de la fête. Personne ne l’entendit … ou ne voulut l’entendre. Dansez, dansez mes amis … Vous ne danserez mie longtemps … Seul un vieux moine monta à l’autel, suivi d’un unique enfant de chœur.

    C’est alors que s’abattit sur le peuple en ribote, la colère du Très-Haut. Au moment où le vieux prêtre élevait l’hostie, la terre s’entrouvit dans un grondement du tonnerre et engloutit toute la joyeuse compagnie, avec chapelle et ermitage. Les eaux se précipitèrent avec fureur dans l’immense gouffre, et les danseurs furent changés en poissons.

    Voilà comment se forma le lac de la Maix.

     

    Le jour de la Fête-Dieu, si vous vous promenez sur ses rives au moment de l’élévation, vous entendrez, venant du fond des eaux, un tintement très doux. C’est la petite cloche de l’ancienne chapelle qui prie pour les âmes englouties.


    Le lac de la Maix est situé dans le massif du Donon,en Lorraine, dans les Vosges. Il s'agit de l'un des derniers lacs naturels de formation glaciaire du massif vosgien.

    Sur ses rives se dresse une chapelle bâtie sur les ruines d'un ermitage construit en 1070. Un sarcophage de pierre côtoie la chapelle.

    Le lac de la Maix

    Chapelle proche du lac


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  • Bon jeudi !

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    Sainte Anne

    Dictons du jour :

    Pour la sainte Anne s'il pleut, trente jours seront pluvieux.
    Si les fourmis s'agitent à la sainte Anne, l'orage descend de la montagne.

    Pensée du jour:

    Légende

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    La momie de l'église Saint Thomas à Strasbourg

    L’église Saint Thomas est l’une des nombreuses curiosités de Strasbourg. Les visiteurs peuvent y admirer le fameux mausolée du maréchal Maurice de Saxe mais le sacristain, guide de cette église, les invite aussi à descendre dans les caveaux.

    Là, au centre de la pièce, ils découvrent un cercueil de verre dans lequel repose le corps embaumé d’une jeune fille. Habillée de sa robe de mariée, elle porte encore ses bijoux. Sa tête repose entourée de fleurs d’oranger. La jeune fille est très bien conservée mais pourtant le spectacle est hideux. D’une maigreur effrayante, la défunte ébauche un sourire affreux. Ses yeux enfoncés dans leurs orbites et ses joues extrêmement creuses font ressortir son nez qui parait beaucoup plus long.

    Cette scène fait régulièrement fuir les curieux qui préfèrent sortir au lieu d’écouter le sacristain leur raconter l’histoire de la jeune et charmante comtesse de Nassau qui décéda au moment de son union avec un noble chevalier alsacien.

    Une ancienne légende raconte que la momie de l’église de Saint Thomas revient à la vie en hiver, lors des bals. Chaque année on peut l’apercevoir virevoltant au milieu des danseuses. Elle a coutume d’apparaitre au bal donné au profit des pauvres. La jeune comtesse fiancée, morte il y a de ça trois siècles, valse avec un entrain endiablé au bras d’un cavalier. Aucun doute c’est bien elle, sa robe blanche, ses bijoux ainsi que sa maigreur squelettique, sa bouche grimaçante et ses yeux perdus dans leurs orbites en attestent. Echappée de son cercueil, elle danse, elle tourbillonne et offre son affreux sourire à qui la regarde.

    Eglise Saint Thomas


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