• Bon week end !

    LA LEGENDE DU POINSETTIA

    C'était la veille de Noël. Tout au fond de l'église, Lola, une petite mexicaine, tout en larmes, priait : "S'il-te-plaît, mon Dieu, aide-moi! Comment pourrais-je montrer à l'Enfant Jésus que je l'aime, je n'ai pas la plus petite fleur à lui offrir pour mettre au pied de sa crèche!" Soudain, il y eut un éclair brillant, et Lola vit à côté d'elle son ange gardien. "Jésus sait que tu l'aimes, Lola, il voit tout ce que tu fais pour les autres. Ramasse seulement ces plantes qui poussent sur le bord de la route".

    "Mais ce sont des mauvaises herbes!" s'écria Lola.

    "Les herbes qu'on appelle mauvaises sont seulement des plantes dont l'homme n'a pas encore découvert ce que Dieu veut qu'il en fasse" répondit l'ange dans un sourire.
    Lola entra dans l'église les bras chargés de cette verdure disparate et la déposa respectueusement parmi les autres fleurs qu'avaient apportées les habitants du village. Soudain, un murmure d’ébahissement parcourut la chapelle : les «mauvaises herbes» de Lola étaient transformées en superbes fleurs rouges comme des langues de feu! C'est depuis ce jour que les poinsettia s'appellent au Mexique «Flores de la Noche Buena», fleurs de la Sainte Nuit.

      En 1825, Joël Poinsett, un ambassadeur des États-Unis au Mexique, rapporta des boutures de cette plante et la fit connaître aux Américains et aux Canadiens. On l'offre en cadeau à Noël.



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  • Bon jeudi !

    Un soir de Noël, un pauvre enfant cherchait à vendre deux sapins tout maigres pour pouvoir acheter un peu de nourriture pour sa famille.

    Hélas, à chaque fois qu'il frappait à une porte on lui opposait un refus. Toutes les maisons avaient déjà leur sapin décoré de boules scintillantes, les plats fumaient sur les tables, les odeurs des victuailles flottaient jusque dans la rue.

    Le pauvre enfant frappa à une dernière porte avant de s'en retourner chez lui. Un homme lui ouvrit, prit les deux sapins et devant l'air ébahi de l'enfant le paya avec une pièce d'or. L'enfant avait vu qu'un magnifique sapin trônait déjà dans la salle à manger.

    L'homme posa les deux sapins dans un coin. Le lendemain la femme en nettoyant la maison posa les deux sapins devant la porte. Les enfants qui jouaient dans la neige en attendant l'heure de la messe, s'en emparèrent et allèrent, par jeu, les planter derrière l'église.

    Les cloches sonnèrent pour appeler les fidèles. A la fin de la messe quand tout le monde se retrouva dehors, la foule cria au prodige. Deux sapins hauts comme le clocher, aux vastes branches s'élevaient vers le ciel.

    Une colombe s'échappa d'un vitrail de l'église pour voler d'une cime à l'autre avant de reprendre sa place sur le vitrail.

    Tous les oiseaux du ciel se joignirent aux habitants pour chanter la gloire des gens charitables dans l'air pur de Noël.


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  • Bonne semaine !

     

    Un jour lointain, les Rois Mages traversaient la ville de Strasbourg. L'un d'eux vit une jeune fille douce et belle et se dirigea vers elle. Il lui tendit un coffret serti de pierres précieuses qui lançait une lumière vive en lui recommandant d'allumer la chandelle pour la préserver des tentations qui pouvaient être sa perdition.

    Hélas, un peu plus tard, elle succomba sous les baisers d'un beau chevalier et comprit qu'elle allait devenir mère. Son père pour éviter le déshonneur, la fit exiler dans un pays lointain.

    Un soir où elle se sentait très seule, elle ouvrit l'écrin, la chandelle était presque entièrement consumée.

    Elle se regarda dans le miroir accroché au mur et découvrit une vieille femme toute ridée. Elle eut alors envie de revoir la maison de son enfance et son père. Son désir fut exaucé et elle y fut transportée dans la seconde. Hélas son père n'était plus et personne dans la maison ne la reconnut.

    De désespoir elle se coucha ce soir-là en laissant l'écrin ouvert et le bout de chandelle finit de se consumer.

    On la trouva au matin toute blanche et froide. On l'enveloppa dans un manteau pour la coucher dans une carrière proche.

    On dit que c'est de cette même carrière qu'on tira les pierres pour construire la cathédrale de Strasbourg.


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  • La légende de l'hirondelle

    La légende de l’hirondelle…

    Le roi Salomon était parvenu à un si haut degré de sagesse, que Dieu, dit une vieille légende, se déchargea sur lui, du gouvernement des animaux.

     
    Le premier acte du monarque, fut de les convoquer, tous, dans une vaste prairie, afin d’entendre leurs plaintes. Son intention était de supprimer tous les abus et de rendre tout le monde content.
    Quand ils furent réunis, Salomon s’assit sur son trône, imposa silence, et donna la parole au premier qui la demanderait. L’homme se leva aussitôt, et se plaignit du serpent, qui, depuis plusieurs siècles, se nourrissait de son sang.
    Le serpent en convint, mais il prétendit qu’il était dans son droit, Jéhovah l’ayant autorisé à se nourrir du sang le meilleur.
    L’homme répondit qu’il y avait certainement des animaux dont le sang était meilleur que le sien…

    En présence de ces deux assertions contradictoires, Salomon chargea le petit insecte qu’on appelle le cousin, de faire une enquête, et il lui donna un an pour goûter le sang de tous les animaux.
    Le cousin, sans attendre la fin de la réunion, entra aussitôt en campagne.
    Juste un an après, comme il se rendait à une nouvelle assemblée de tous les animaux, il rencontra l’hirondelle
    « Où vas-tu » ? lui demanda celle-ci…
    – Je vais à la réunion. As-tu oublié l’importante mission dont Salomon m’a chargé, l’an dernier ?
    – Ah oui ! je m’en souviens. Et quel est le sang le meilleur ?
    – Il n’y a pas à hésiter : c’est le sang de l’homme.
    – Tu dis ?
    – Je dis le sang de… »
    L’hirondelle ne lui laissa pas achever sa phrase : d’un coup de bec elle lui arracha la langue…
    Quoique muet, le cousin se rendit à l’assemblée, et arriva en même temps que l’hirondelle. Tous les animaux étaient déjà réunis, et Salomon venait de s’asseoir sur son trône.
    « Eh bien, dit-il au cousin, quel est le sang du meilleur ? »
    Et le cousin de répondre en faisant : ksss, ksss, ksss.
    « On ne t’entend pas : parle plus distinctement… »
    – Ksss, ksss, » reprit le cousin.
    Tout le monde allait éclater de rire, quand l’hirondelle prenant la parole : « Grand roi, dit-elle, j’ai rencontré le cousin avant l’accident qui l’a rendu muet, et je lui ai demandé quel est le sang le meilleur »…
    – Et qu’a-t-il répondu ?
    – Que c’est le sang de la grenouille. N’est-ce pas cousin ?
    – Ksss, ksss, ksss, répondit le malheureux.
    – Eh bien ! reprit Salomon, puisqu’il en est ainsi, c’est du sang de la grenouille que le serpent se nourrira à l’avenir. »
    Le serpent n’était pas content, et il jura de se venger de l’hirondelle qui, d’après lui, aurait dû garder le silence.

    Au moment où l’assemblée se retirait, que fait-il ? Il se cache dans une broussaille, et comme l’hirondelle passait près de lui, rasant le sol, il saute avec force pour la frapper, mais il ne saisit que le milieu de la queue.

    L’hirondelle donne un bon coup d’ailes et en est quitte, pour deux ou trois plumes perdues…
    C’est depuis lors, qu’elle a la queue fourchue…

     


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  • La légende du merle

    Pensée du jour:

    La légende du merle

    Il y a très, très longtemps les oiseaux blancs étaient plus nombreux qu’aujourd’hui. Mais ils ont fait tant de bêtises, qu’en guise de punition, ils ont dû échanger leur beau plumage blanc contre des plumes noires.

    Au début, le merle était un magnifique oiseau blanc qui chantait une des plus jolies chansons que le monde des oiseaux ait jamais connues. Il chante toujours aussi joliment, mais il a perdu sa couleur blanche.  Pour quelle raison? A cause de son avarice! Ecoutez cette légende celte.

    Lors d’une belle et froide journée d’hiver, un mâle s’aperçut que la pie bavarde avait le bec rempli de bijoux étincelants. Le merle regarda, les pierres éclatantes d’un air avide et demanda à la pie où elle les avait trouvées. La pie bavarde s’adressa au merle et lui susurra: “Au nord, il y a une grotte profonde dans laquelle le prince entrepose son or, son argent et ses bijoux. Le prince est généreux et si tu le lui demandes, tu pourras emporter un bec plein d’or et d’argent. Mais la grotte est surveillée par un dragon dangereux. Attention, tu peux seulement emporter les objets du couloir que le prince t’indiquera!”

    Avec enthousiasme, le merle raconta la nouvelle à sa femme. “Mon petit mari,  lui répondit-elle, qu’est-ce que je ferais d’une chaîne en or? Elle resterait accrochée aux branches des arbres. Et n’est-ce pas trop dangereux avec un dragon?” Ils s’envolèrent ensemble jusqu’à la grotte et y entrèrent prudemment. Partout on voyait des tas de pierres précieuses, d’or et d’argent étincelants. Et avant d’arriver au fond de la grotte et d’atteindre le prince, l’avarice du merle l’emporta sur sa prudence. Il commença à voler de l’or. “Attention!” s’exclama sa femme, qui entendait des bruits de pas. Elle courut vers la sortie. Le dragon se réveilla et, dans une colère noire, cracha du feu. Le merle cria au secours et s’envola en toute hâte. Il put s’échapper, mais les flammes du dragon le brûlèrent. Le merle était noir de la tête aux pattes. Son bec plein d’or subit le même sort et l’or, fondu, restait fixé à son bec. C’est depuis ce jour que le merle mâle est un oiseau noir au bec jaune.

    Et qu’ arriva-t-il à la femelle? Elle échappa aux flammes du dragon, mais pas à la suie. Et depuis lors, elle est toujours ornée d’un plumage brun-noir. Et parce qu’elle n’était pas aussi avare que son mari, son bec resta noir.


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