• La rose d'argent

    Au coeur des montagnes vosgiennes de Sainte Marie aux mines, vivait un peuple entier de nains. Ces derniers avaient bâti une cité souterraine d’une beauté éblouissante.

    Cette ville de cristal et d’argent était une Porte permanente entre les deux mondes. Les nains creusaient la terre et côtoyaient les hommes à qui ils apprenaient les arts de la mine, de la forge et de l’orfèvrerie.

     Mais malgré la bonne entente entre humains et nains, le scepticisme et la méfiance commencèrent à grandir dans le coeur des hommes. Les disputes, les conflits et les jalousies se multiplièrent.

     Or, il advint qu’un jour, le Roi des Silberzwergen sortit de la montagne pour contempler le clair de lune du monde des humains. Près d’un ruisseau, il aperçut une jeune femme qui était la fille d’un riche mineur et qui venait à peine de sortir du cloître où des nonnes l’avaient élevée.

     La jeune demoiselle était d’une radieuse beauté et le roi des Nains en tomba éperdument amoureux. Il se révéla à elle pour lui confier son amour mais celle-ci fut effrayée de voir ce petit être informe, croyant avoir devant elle un de ces démons dont les bonnes soeurs lui avaient parlé. Elle s’enfuit sans dire un mot.

     Le Roi des Nains était pris d’une grande passion pour la demoiselle. Il tenta à maintes reprises de la séduire, la couvrant de cadeaux magnifiques. Mais celle-ci, terrorisée, s’enfuyait toujours.

     Fou d’amour, le Roi des nains ne savait plus quoi faire. Il finit par offrir à la jeune femme le plus merveilleux trésor qu’il possédait : la Rose d’Argent. C’était un objet unique et d’un grand pouvoir, fabriqué par les Anciens et la Déesse de la Lune. La Rose reposait au coeur de la cité souterraine et c’était elle qui reliait les deux mondes en permanence grâce à sa magie. Mais une nouvelle fois, la jeune fille refusa les avances du nain. Elle s’enfuit en criant des paroles blessantes au roi qui lui tendait la Rose dans un geste de supplication.

     En chemin, elle eut un terrible accident : elle trébucha sur la racine d’un arbre dans l’obscurité de la nuit et tomba dans la rivière. Ne sachant pas nager, elle se noya.

     Le roi des nains éprouva un immense chagrin après avoir appris la noyade de la jeune fille. Il retourna dans la montagne et fit écrouler toutes les galeries des mines derrière lui. De part ses pouvoirs magiques, les mineurs de la Vallée de Sainte Marie aux mines ne parvinrent plus jamais à découvrir les filons d’argent ou d’or qui circulaient sous la montagne. Le roi, toujours malheureux, prit la Rose magique et partit au loin, dans les régions à l’est du Waldwelt.Cet épisode malheureux eut de grandes répercussions dans le Waldwelt : en l’apprenant, ses habitants sentirent qu’il n’était plus possible d’entretenir des relations avec les humains si ceux-ci les fuyaient. Partout, fées, elfes, nains, lutins disparurent peu à peu et ne laissèrent leurs empreintes qu’à travers les légendes et les contes de toute sorte.

    Le roi des Nains quant à lui parvint dans son pays natal, dans les montagnes qui surplombaient le château de La Licorne et la Forêt des Ténèbres. Là, il fit cadeau de la Rose à la Dame à la Licorne et cette reine des Elfes accepta la garde du trésor qu’elle jeta dans le puit profond de sa demeure. Le nain malheureux partit retrouver ses chères montagnes et mourut de chagrin

     

     


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  • Origine de la bûche de Noël

    Bon week end !

    L'origine de la bûche de Noël

      La coutume d'allumer une bûche à Noël, dans l'âtre, remonte à très longtemps et existait dans toute l'Europe. On dit que le feu produit par la bûche est un hommage au soleil. Ce geste cérémoniel serait dérivé de diverses célébrations païennes associées au solstice d'hiver.


    À l'origine, il s'agissait d'une bûche qui devait brûler du 24 décembre jusqu'au Nouvel An. Allumée dans la pièce à vivre, elle apporte chaleur et lumière à la veillée. On devait choisir une très grosse bûche de bois dur ou une vielle souche et provenant de préférence d'un arbre fruitier. La bûche devait être coupée avant le lever du soleil. La bûche était souvent décorée de rubans. On la portait ensuite dans la grande pièce familiale avec un grand cérémonial.


    En France la coutume dit qu'on doit placer dans l'âtre autant de bûches qu'il y a d'habitants dans la maison. Le chef de famille bénissait la bûche avec de l'eau et du sel et parfois avec du vin.


    Il fallait s'occuper des bûches avec les mains; aucun instrument ne pouvant s'approcher du feu. Si le feu faisait beaucoup d'étincelles, on disait que la moisson de l'été suivant serait bonne. Si la lumière faisait projeter des silhouettes sur le mur, on disait qu'un membre de la famille allait mourir au cours de l'année.

    Les cendres de la bûche étaient précieusement conservées contre les orages, pour guérir certaines maladies et pour fertiliser les terres.


    C'est pour continuer à célébrer ce rituel, que la bûche de Noël a vu le jour sous la forme d'un délicieux dessert qui aurait été inventé par un pâtissier en 1945.


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  • La légende du gui

    Bon vendredi !

    Plante sacrée pour la plupart des anciennes peuplades de l'Europe, symbole de l'immortalité parce qu'il reste vert et vivant quand les arbres qui le portent semblent morts, le gui a toujours été étroitement mêlé à la magie et à la thérapeutique.


    Sa floraison a lieu en hiver et tombe au moment idéal pour les fêtes de Noël. Quand les druides le brûlaient en hommage aux divinités, ils en distribuaient aux assistants qui le suspendaient à leur cou en guise de protection, ou à l'entrée de leur maison... Ainsi, quand ils accueillaient des invités, ils les embrassaient dessous pour leur porter bonheur.

    Lorsque l'Eglise installa Noël à la place de la fête païenne du " Sol Invictis " (au IVe siècle), le gui fut évincé pour cause de lien avec ce rite païen. Et c'est le houx qui fut imposé à la place. Mais la tradition du gui ne fut pas stoppée pour autant, et aujourd'hui on s'embrasse toujours sous le gui, synonyme de porte-bonheur à Noël. Selon la tradition, quand le chef des druides coupait le gui avec sa serpe en or, il le recueillait dans un drap blanc en prenant bien soin qu'il ne touche pas terre et le trempait dans l'eau lustrale.

    De nos jours, suspendu à un lustre, il fait partie de l'ornement où l'on s'embrasse à Noël ou le Jour de l'An à minuit. Tout comme le gui, le houx est synonyme d'immortalité. La tradition remonte probablement aux Romains. Il était placé devant les églises puis emporté dans les maisons des paysans pour les protéger de la foudre et des sortilèges.

    Selon une ancienne légende galloise, la tradition du baiser sous le gui remonterait au roi Gwydyr. Ses trois filles étaient toutes fiancées. Leurs compagnons devant partir à la guerre, ils retrouvèrent leurs promises à l'ombre de vieux chênes chargés de gui sacré et leur demandèrent un gage d'amour. Chaque fille enleva une plume de paon ornant leurs cheveux pour l'offrir à son fiancé. " Encore ", réclamèrent les trois hommes. Alors, chaque fille enleva cette fois une branche de houx qui avait soutenu la plume de paon. " Encore " répétèrent les fiancés. Alors, n'ayant plus rien d'autre à leur offrir, les filles de Gwydyr accordèrent à leurs fiancés un baiser.


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  • La légende du houx

    Bon jeudi !

    La légende du Houx

    Afin d'échapper à la colère d'Hérode, prêt à faire massacrer tous les enfants mâles de moins de deux ans, pour être sûr d'en éliminer un seul, Jésus,Marie, Joseph et leur enfant furent contraints de fuir en Egypte.
    Des miracles ont jalonné leur chemin.
    Sous une escorte de lions, de loups et de léopards, la famille put avancer sans danger.
    Pour les nourrir et les désaltérer le palmier se baissa leur offrant ses fruits, de ses racines jaillit une source.
    Lorsque les soldats d'Hérode s'approchèrent dangereusement, le houx, à son tour, a étendu ses branches pour cacher, mère, père et enfant.
    En reconnaissance Marie le bénit en disant que le houx resterait toujours vert, un symbole d'immortalité.
    Une légende raconte que la croix était en bois de houx, parce que parmi tous les arbres, seul le houx se laissa sacrifier.
    Les piquants le long des feuilles symbolisant la Passion et la couronne de houx de l'Avent et ses 4 bougies qu'on allume une à une les 4 dimanche de décembre,en préparation de l'avènement du Christ, nous rappellent les liens entre Noël et Pâques.
    Pour que l'année à venir soit profitable, il faut faire rentrer du houx à la maison à Noël.

     

    La légende du houx

     


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  • Bon mercredi !

    Légende des guirlandes du sapin de Noël :

    La légende raconte qu'il y a très longtemps en Allemagne, une maman s'affairait à préparer les décorations de Noël; l'arbre était dressé, la maison nettoyée et les araignées chassées. Le soir, le calme et la sérénité revenus, les araignées revinrent et découvrirent le sapin, elles entreprirent aussitôt l'assaut de l'arbre, le recouvrant de leurs toiles grises et poussiéreuses.

    Lors de l'arrivée du Père Noël pour la distribution des cadeaux, il fut ravi de découvrir les araignées heureuses et satisfaites de leur travail de décoration du sapin, mais il ne pu s'empêcher de penser à la tristesse de la mère qui allait retrouver son arbre décoré de toiles.

    C'est pourquoi, pour satisfaire tout le monde le Père Noël transforma la décoration de fils grisâtres en fils d'or et d'argent. L'arbre de Noël se mit alors à scintiller et à briller de tous ses feux ! C'est pour cette raison que depuis, les décorations de nos sapins de Noël sont constituées de belles et brillantes guirlandes. C'est aussi pour cette raison, que la légende dit qu'il faudrait toujours glisser, au milieu des branches de nos arbres de noël, de gentilles petites araignées.

     

     

     


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