• La Lièpvrette est une rivière d'Alsace qui naît sur le versant oriental du massif des Vosges. Elle coule dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

    Les dames blanches de la Lièpvrette


    La région de Liepvre aime les dames blanches. On affirme que ces personnages vaporeux se rencontrent souvent la nuit dans la vallée. Ainsi un jeune homme parti à la fin de la nuit en vit une sur un pont et partit sans demander son reste. Une autre aurait été vue à l'entrée du village où un habitant l'aborda ; elle l'emmena vers dans la rue sans rien dire mais disparut brusquement sans qu'on sache ce qu'elle était venue faire. Des chasseurs de grenouilles en virent aussi une, scintillante dans une belle robe blanche, accompagnée d'un petit chien, au bord de la rivière où elle disparut...

    Diapo: la vallée de la Lièpvrette

     


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  • Une semaine de légendes d'Alsace

    Le lac Blanc est un lac d'altitude du massif des Vosges. Il se situe sur le ban de la commune d'Orbey en Alsace. Une importante roche appelée Rocher Hans domine le lac, elle-même coiffée d'une statue de la Vierge.

    Origine du lac Blanc

    Les rochers ruiniformes du lac Blanc, appelés "Château Hans" supportaient un chateau, dont le seigneur n'hésita pas à festoyer un Vendredi Saint, pour d'autres à la Toussaint, et à se répandre en blasphèmes face à ceux qui le lui reprochèrent. Aussitôt un gigantesque craquement retentit, et le château disparut dans un gouffre avec ses habitants ; à sa place, une eau noire envahit les lieux. Longtemps après, une colombe blanche survola le lac un matin de Pâques, et entraîna derrière lui des poissons : dès lors les eaux du lac devinrent claires et plus jamais on n'entendit les plaintes des malheureux engloutis.

    Diapo: le lac Blanc

     

     


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  • Le moulin du diable

    A l'entrée d'une gorge du Haut-Sundgau, se trouvait, autrefois, un moulin et, non loin de lui, un ermitage.
    Le meunier était avide, malhonnête et impitoyable envers les pauvres.
    L'ermite était un vertueux vieillard vénéré par tous. Les gens du pays excédés par la cruauté du meunier demandèrent à l'ermite d'intervenir en leur faveur. Le vieil homme se rendit alors au moulin et invita le meunier à se montrer plus charitable. Celui-ci nia toutes les accusations portées contre lui.

    Un soir, un inconnu, vêtu d'un habit vert et coiffé d'un chapeau orné d'une plume de coq, entra au moulin. Il appela le meunier et s'enquit du chemin le plus court pour se rendre au village voisin. Puis il disparut. Et le meunier, effrayé par le regard terrifiant de l'étranger, comprit qu'il venait de rencontrer le diable.
    Epouvanté par cette apparition, il s'en alla aussitôt consulter le sage ermite. "Ne crains rien, lui dit-il ; deviens plus honnête, et Dieu t'aidera".
    Le meunier suivit ce conseil, mais très vite il redevint dur, violent et brutal. Et un jour sans raison apparente, la roue du moulin s'arrêta de tourner.
    Affolé, le meunier retourna voir l'ermite. "Je t'en conjure, le supplia-t-il, sois juste, ou tu seras damné !"
    Cette fois, le meunier promit tout ce que voulut l'ermite et quand il regagna son moulin, la roue recommença à tourner. Quelques semaines encore, il se montra honnête ; puis il reprit ses mauvaises habitudes.
    Un soir, l'ermite vit le diable rôder autour du moulin. Il avertit le meunier. La meule se mit à produire une farine toute noire. Devant cet avertissement du ciel, le meunier s'améliora de nouveau. Mais cela ne dura pas.
    Une fin d'après-midi alors qu'il versait sur la meule un sac de blé dont il voulait injustement garder la moitié pour lui, l'homme vert -le diable- se présenta. Rapide comme l'éclair, il attrapa le meunier par les pieds, le jeta dans le conduit au grain, et la meule le broya.

    Le diable s'en alla, le moulin continua de tourner. Quand tout le grain fut moulu, la meule fit jaillir des étincelles qui allumèrent l'incendie, et le moulin brûla complètement.

     


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  • Le trésor de Saint Léger

    Il y a bien longtemps, un homme très pieux, Werner, habitait à l'endroit où se trouve aujourd'hui Saint-Léger, hameau de la commune de Manspach. Une nuit, il fut réveillé par une voix inconnue qui l'appelait. Il se leva, se vêtit, sortit de sa demeure, mais ne vit personne. Il allait regagner sa couche, lorsque la voix implora : "Werner, Werner ! Aide-moi ! Prends ta bêche et suis-moi !"

    L'homme fit une courte prière, saisit son outil et, guidé par la voix mystérieuse, parvint à un pré qui s'appelle encore aujourd'hui le pré de Werner. Là, on lui demanda de creuser la terre. Il s'exécuta docilement et atteignit bientôt le couvercle d'une sorte de coffre en bois. Mais alors qu'il allait empoigner sa trouvaille, un énorme crapaud apparut. Il fixa l'homme de ses yeux luisants et l'aspergea de venin. Apeuré, Werner voulut s'enfuir, mais la voix, toute proche, le supplia : "Werner, Werner ! Si tu peux écarter cette horrible bête, tu délivreras mon âme, car tu es en état de grâce !"

    S'armant de courage, l'homme réussit à prendre le crapaud sur sa bêche, et le lança en l'air. Alors le batracien explosa et ses débris incandescents s'éteignirent en retombant à terre. "Werner, Werner ! appela joyeusement la voix, tu m'as délivré. Tout le contenu de ce coffre t'appartient. Réjouis-toi. Où que j'aille, pour toujours, tu seras près de moi".

    Sans poser une seule question, Werner acheva de dégager le coffre, le hissa sur le pré et l'ouvrit : il regorgeait de pièces d'or ! Revenu chez lui, l'homme partagea le trésor en deux parties égales : l'une pour lui, l'autre pour son village ; et cette dernière servit bientôt à la construction de l'église Saint-Léger.

    Eglise Saint Léger à Manspach

    Légende/le trésor de St Léger

    Légende/le trésor de St Léger

     


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  • Bon vendredi !

    Légende de la carpe d'or

    En ce temps là, le fils du Comte de Ferrette aimait à se promener du côté de Liebsdorf.
    Un jour, il rencontra une jeune bergère dont la beauté l'éblouit. Eperdument amoureux de la belle et n'osant lui déclarer sa flamme, il exprima sont amour en un poème qu'il grava sur la pierre où elle aimait se reposer. Séduite par ce doux message, la bergère accepta aussitôt d'épouser le chevalier.
    Hélas, fallait-il encore convaincre le Comte de Ferrette qui s'opposa à de telles épousailles. Croyant l'exploit impossible, le Comte exigea de la bergère qu'elle accomplisse quelque action extraordinaire qui la rende digne de ce mariage.

    Confiante, la jeune fille lui proposa de goûter à ses mystérieux Poissons d'Or.
    Intrigué, celui-ci accepta.
    Elle alla alors pêcher des carpes qu'elle prépara à sa façon et fit dorer à l'huile.
    Conquis par les délices qui lui étaient proposés, le Comte accepta bien volontiers l'union de son fils et de la bergère. Il leur fit même construire un château sur la pierre témoin de leur idylle, endroit désormais connu sous le nom de Liebenstein qui signifie «pierre de l'Amour».

    C'est ainsi que la Carpe Frite devint un mets si prisé dans le Sundgau.

    Diapo: Ferrette commune du Haut-Rhin

     

     


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