• Bon vendredi !

    Tout juste après que le printemps ait pointé le bout de son nez, et juste avant l’arrivée de l’été, c’est le retour du Roi des balcons alsaciens : le géranium.

    Qu’il soit de couleur rouge, rose, blanc ou lilas, tombant ou lierre, le géranium est la fleur symbole de l’Alsace depuis le 19ème siècle. Dès la belle saison arrivée, on le voit partout : il décore et embellit les villes et petits villages typiques, fleurit les balcons, murets, terrasses, fenêtres, rues et jardins.

     


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  • Bon jeudi !

    Tout comme le vin, la cigogne ou la choucroute, les géraniums font partie du patrimoine alsacien.

    L'histoire du géranium en Alsace

    Implanté en Alsace depuis le Moyen Age, le géranium était à l'origine réputé pour son emploi en médecine douce. Au fil des siècles, de par sa résistance au climat de la région et sa capacité à éloigner les moustiques, il est devenu un signe d'ornement distinctif de la région.
    Dans les années 80, les élus et horticulteurs alsaciens ont souhaité donner une reconnaissance officielle à ce symbole de leur patrimoine, et le géranium d'Alsace est aujourd'hui une appellation contrôlée.

    Fontaine à Bergheim

    Charrette des 4 cépages à Dambach la Ville

    Maison des Tanneurs à Strasbourg


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  • Bon mercredi !

     

    "Vue imprenable"

    Ou l’on découvre comment Gustave Eiffel s’est fait payer le meilleur duplex de Paris.

    Le 31 mars 1889, à quelques semaines de l’ouverture de l’Exposition universelle de Paris, on inaugure la tour Eiffel. Son concepteur, l’ingénieur Gustave Eiffel, peut fêter l’événement : il a réussi son pari !

    Mais en cette journée de printemps, il a une raison supplémentaire de se réjouir… car cette date est aussi la pendaison de crémaillère de son nouvel appartement.

    Tour Eiffel vue depuis le Trocadéro, 1889, Bibliothèque du Congrès

    Perché au quatrième étage, à presque 300 mètres du sol, ce logement est le plus haut du monde ! Et avec plus de 100 mètres carrés, les invités peuvent être nombreux.

    Pourtant, Gustave se garde bien d’y faire monter tous les curieux qui lui en font la demande. Il refuse même de lucratives propositions de location courte durée venant de personnages très influents.

     Les Appartements de M. Eiffel à la plate-forme du quatrième étage (285 mètres du sol) Musée d’Orsay, Paris

    Cette vue imprenable, Gustave ne l’offre qu’à ceux dont il a envie de partager la compagnie. Il reçoit ainsi Thomas Edison, le célèbre scientifique inventeur du phonographe, et lui montre le laboratoire météorologique qu’il s’est installé.
    Mais s’il y en a une à qui Gustave ne ferme jamais sa porte, c’est Janine… son arrière-petite-fille. De santé fragile, elle serait venue chaque semaine y prendre un grand bol d’air frais !

    De cet appartement bourgeois, il ne reste aujourd’hui presque plus rien. Peu à peu, les locaux techniques nécessaires au bon fonctionnement des antennes ont grignoté l’espace.

    Pour les plus courageux ou les plus curieux, il est tout de même possible d’en voir un dernier fragment. En montant le petit escalier depuis la troisième plateforme, on peut jeter un œil à travers les fenêtres. Mais comme au temps d’Eiffel, il ne faut pas espérer y mettre les pieds !

    Edward Linley Sambourne, Caricature de Gustave Eiffel en forme de tour Eiffel, 1889, Bibliothèque du Congrès, Washington


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  • Bon mardi !

     

    "Grosses têtes"

    Où l’on découvre comment sculpter une montagne.

    Les randonneurs qui visitent le parc national des Black Hills, aux États-Unis, sont émerveillés par sa beauté. Mais ce n’est pas forcément l’attrait pour la verdure qui les fait venir ici.
    C’est plutôt la rencontre avec le Mont Rushmore, dans lequel sont sculptés… les portraits de quatre célèbres présidents américains. Que font Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln sur une montagne ?

    Guzton Borglum, Mont Rushmore, 1927-1941, granit, 18 m de haut, Parc national des Black Hills, Keystone

    Les quatre chefs d’État sont difficiles à rater : leurs visages font plus de 18 mètres de haut !
    Taillés dans la roche du Mont Rushmore, les portraits sont un hommage à ces présidents iconiques de l’histoire des États-Unis.
    Pourtant cela peut sembler une étrange idée de les célébrer sur une montagne. Qui peut bien en être l’auteur ?

    C’est un historien de la région qui, en 1923, propose la création de cette œuvre titanesque. Sauf qu’il n’est pas très manuel… Il fait appel à un sculpteur, Guzton Borglum, qui accepte de relever le défi. Les 1 745 mètres d’altitude ne lui font pas peur !

    Avec l’aide de plusieurs centaines de personnes, il enlève de la montagne 450 000 tonnes de pierre à la dynamite.
    Pendant quatorze ans, les ouvriers s’appliquent à façonner ces visages dans le granit. Installés dans des chaises suspendues par des câbles, les ouvriers n’ont pas le droit à l’erreur. Un faux mouvement peut leur être fatal !

    Ouvriers sur le visage de Georges Washington, Mont Rushmore, vers 1932, photographie, Library of Congress, Washington

    Heureusement, durant toutes ces années, aucun malheur n’est arrivé. Et le résultat est saisissant.
    Quel dommage que son créateur, Guzton Borglum, n’ait pu le voir achevé : il s’éteint quelques mois avant l’inauguration. Son fils reçoit la mission de terminer son ouvrage… Son prénom ? Lincoln, pardi !

    Détail de l’œuvre


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  • Bonne semaine à tous !

     

     

    Belles citations

    Belles citations

    Belles citations



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